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CHAN 2021 : une grève des volontaires désamorcée

CHAN 2021 : une grève des volontaires désamorcée

Le Comité d’organisation du Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) est parvenu à étouffer un mouvement d’humeur de volontaires au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé.

Des dizaines de volontaires s’étaient mis d’accord pour organiser un mouvement d’humeur dimanche à Yaoundé, en marge du match entre le Cameroun et le Burkina Faso. Objectif : protester contre le non-paiement de leurs frais de transport. Et aussi pour une meilleure prise en charge durant la suite du Championnat d’Afrique des Nations en cours. Seulement, ils ne la feront plus, cette manifestation.

La grève a été étouffée par le Comité en charge du site de la capitale politique du Cameroun. Les volontaires sont passés à la caisse et chacun a reçu ce qu’il lui était dû ce samedi. «La dette a été payée. On nous a remis les frais de transport de ces cinq derniers jours. C’est tout ce qu’on demandait. On espère que pour les jours qui viennent, ceux qui sont en charge de ces questions vont être plus professionnels. Notre pays n’a pas besoin de ce genre de faits divers», tranche un volontaire basé dans la capitale du Cameroun.

Grogne des volontaires à Douala

Les mouvements d’humeur rythment en effet le quotidien de l’actualité du CHAN camerounais. Si la grève de Yaoundé n’a pas eu lieu, a Douala, ce n’était pas le cas. Vendredi, à quelques heures du match Rwanda – Maroc dans le groupe C, les volontaires ont manifesté leur mécontentement devant les services du gouverneur de la région du Littoral.

«Nous avons accepté de laisser nos activités pour accompagner notre pays dans l’organisation du CHAN. Seulement, on nous a promis un minimum à savoir un casse-croûte et des frais de taxi. Soit 2 000 francs CFA chaque jour. Ce n’est pas grand-chose mais nous avons accepté, parce qu’avant tout, H est question de participer à la réussite de cet événement», rapporte un volontaire ayant requis l’anonymat.

Le problème, dit-il, c’est que le Comité local d’organisation n’aurait pas tenu ses engagements. «Nous avons passé plusieurs jours sans percevoir nos frais de transport journaliers. En plus, certains d’entre nous n’ont toujours pas reçu tous leurs équipements», poursuit Eléonore. La jeune dame fait partie de ces volontaires en rogne. Chaque jour, elle part du Complexe Sportif de Japoma pour son domicile à minuit…a ses frais. Pour elle, la situation ne saurait continuer ainsi.

«J’emprunte un moto-taxi chaque fois pour rentrer chez moi, avec tout ce que cela comporte comme insécurité. On est volontaires certes, mais pas esclaves. Ii faut qu’on nous donne ce qui a été prévu au départ pour nous. Car, pendant que nous passons les journées au stade sans manger, d’autres se remplissent les poches. En réalité, c’est ça qui nous répugne», s’insurge l’étudiante. Pour le moment, aucune communication officielle n’a été faite sur la situation.