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Lokoundje : le Nyong inonde trois villages

Lokoundje : le Nyong inonde trois villages

En plus des habitations, 110 hectares de plantations ont également subi la furie du fleuve sorti de son lit la semaine dernière dans l’Océan.

Les populations des villages Béwondo, Déhané et Di-kobé sont inconsolables depuis plusieurs jours. Elles ont été envahies par les eaux du Nyong. Les dégâts sont énormes. La quasi-totalité des habitations, des appareils ménagers, les plantations, le matériel de pêche, la volaille et de nombreux autres objets précieux ont été engloutis par les eaux. Sur les visages des uns et des autres, se lisent désolation et inquiétude d’un lendemain incertain.

Au regard de la situation critique, le préfet de l’Océan, Antoine Bissaga, est descendu sur les lieux les 10 et 11 novembre 2020 pour témoigner de la violence des dégâts causés par ces eaux en furie. C’est à bord d’une pirogue qu’il a évalué 1’’ampleur du désastre.

«C’est la grande désolation déjà pour les populations, mais également pour les plantations de bananeraie industrielle. Nous croyions déjà d’ici l’année prochaine atteindre un grand degré de production. C ‘est donc un coup d’arrêt très important sur la bananeraie. Les premières informations reçues, c’est qu’il y a 1/3 de la plantation qui est absorbée par les eaux.

Plus de 110 hectares de pertes. Les experts vont évaluer tout naturellement quel est le degré du sinistre. Mais déjà, on avoisine les deux milliards de F Cf a. C’est la nature qui s’est énervée donc on ne peut pas reprocher à qui que ce soit. Les premières mesures sont de renforcer la protection de la plantation pour éviter les vols», a-t-il déploré.

Un bilan désastreux que partage le directeur général des Plantations du Haut-Penja (Php), Pascal Ferrier. «Nous avons perdu des surfaces en production. Plus de 110 hectares ont été inondées. Ce qui représente plusieurs milliers de tonnes de bananes. Les régimes à venir sont perdus. Nous avons perdu momentanément 500 personnes qui sont en arrêt de travail. Nous allons tout faire pour reprendre en main la situation le plus rapidement possible avec l’appui des autorités», assure-t-il.

Un certain nombre d’aménagements et d’études technico-économiques seront réalisés par les experts. «Nous sommes confrontés à une catastrophe naturelle. Nous connaissons aujourd’hui avec les manifestions climatiques de plus en plus perturbées. Nous devons donc nous projeter dans l’avenir et voir si nous avons les moyens de faire face à ce type de catastrophes dans l’avenir.

Cela conditionnera les décisions que nous prendrons sur le plan technique et économique dans la zone», a-t-il affirmé. Au regard de ce qui précède, les populations restent inconsolables. Le Gouverneur de la Région du Sud, Felix Nguele Nguele sera informé de la situation et les décisions ne sauront tarder dans les prochains jours.