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Licenciement abusif : 48h pour que Minkoa she obtempère

Licenciement abusif : 48h pour que Minkoa she obtempère

Suite au grabuge observé au campus de l’Université de Yaoundé II en début de semaine dernière, Jacques Fame Ndongo, ministre d’Etat, ministre de l’Enseignement supérieur ordonne au recteur de ce temple du savoir de trouver une issue favorable.

Dans une correspondance adressée le 7 janvier 2021, le chancelier des ordres académiques, Jacques Fame Ndongo, invite le recteur de l’université de Yaoundé II-Soa, Adolphe Minkoa She, à apporter des solutions satisfaisantes suite aux tensions qui sévissent depuis quelques temps dans son institution. Il ’S’agit notamment du licenciement abusif de 116 agents de sécurité qui, après avoir assuré la sécurité des biens et des personnes depuis près dix années, ont été contraints de gagner le large sans prime de séparation.

Une mise à l’écart, qui selon certains grévistes, résulte des réclamations concernant l’amélioration de leurs conditions de travail entre autres leurs uniformes, leurs primes, leurs contributions sociales et avantages divers. «Nous avons déposé nos réclamations au secrétariat de la présidence pour que nos conditions de travail soient améliorées. C’est à la suite de ces revendications, qu ’on a mis 116 éléments dehors notamment les plus anciens», confie une victime.

Après plusieurs tractations, une délégation de cinq représentants parmi les grévistes a été reçue par le recteur de cette université. Au terme de cette concertation, il ressort que, seulement 27 d’entre eux vont poursuivre leurs activités au sein de ce campus. Quant au reste des manifestants, ils vont devoir rejoindre le quartier. Une décision que d’aucuns n’entendent accepter. «Je ne peux pas perdre dix années sans toutefois avoir une compensation», estime Adèle M.

Et de poursuivre : «Nous ne pouvons pas accepter de travailler depuis plusieurs années et être mis à l’écart de cette façon. Ce d’autant plus qu’avec la pandémie. du coronavirus j’ai eu un accident de travail. J’avais inhalé du chlore. Je ne peux plus courir sur deux kilomètres avec la même intensité. Car, j’ai déjà un poumon un peu touché».

Face au Minesup ; les agents licenciés ont exigé soit leur réintégration avec à la clé une amélioration substantielle de leurs conditions de vie et de travail, soit une séparation en bon terme avec paiement des droits consécutifs à leur licenciement.