Societe

l'homme politique Woungly-Massaga est mort

l'homme politique Woungly-Massaga est mort

Le commandant Kissamba, malade depuis plusieurs mois, est décédé ce samedi 17 octobre 2020.

L’homme politique camerounais, René Jacques N’gouo Woungly-Massaga, 84 ans, est mort ce samedi des suites de maladie. C’est ce que nous apprennent plusieurs sources. Très malade, le commandant Kissamba, figure de proue de l’Union des populations du Cameroun (UPC) a sollicité une évacuation sanitaire à l’étranger en juin dernier.

Il souhaitait se rendre « en Afrique du Sud ou ailleurs », afin de permettre de bénéficier de soins spécialisés.  Le patriarche souffrait d’une multitude d’affections, notamment le diabète, des problèmes cardiaques ou de l’insuffisance rénale, et sollicite une évacuation sanitaire à l’étranger.

Son parcours académique

Le patriarche avait déjà bénéficié d’une évacuation à l’étranger en avril 2019, grâce aux hospices de la Présidence de la République.  Woungly Massaga, ancien président de l’Union nationale des étudiants du Kamerun (UNEK) fait partie des fondateurs du Manidem, une aile de l’UPC. Après des études primaires à Eséka et à Lolodorf, il s’envole pour la France.

Il fait des études secondaires au Collège de Die (Drôme), au Lycée Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand. Puis des études supérieures à la Faculté des Sciences de Clermont-Ferrand. Woungly-Massaga s’inscrit à la Sorbonne en 1960 pour présenter une thèse de doctorat en Mathématiques.

Il est président de l’Union nationale des étudiants du Kamerun (UNEK) lorsqu’il fait l’objet d’une expulsion décidée par le premier ministre Michel Debré. C’était à la suite d’une manifestation d’étudiants africains sur les Champs-Élysées après l’assassinat de Patrice Lumumba.

Un militant dans l’âme

Woungly-Massaga s’évade de l’ambassade du Ghana à Paris, encerclée par la gendarmerie, avec ses collègues Michel Ndoh et Joseph Etoundi, déguisés en prêtres, jusqu’à Bonn puis Accra. Arrivé au Ghana, il devient secrétaire administratif de l’UPC.

Après la mort d’Osendé Afana en mars 1966, il devient le principal dirigeant de l’UPC. Il tente alors de la réorganiser militairement en implantant un camp d’entrainement en Angola, dans une région contrôlée par les combattants du MPLA.

En 2003, nouvelle tentative de Congrès unitaire lancée par Kissamba se solde par un échec. De 2008 à 2010, il consacre deux études aux grands défis du continent africain que sont l’intégrisme islamique et les réseaux ésotériques.