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le HCR accusé de mauvaise gestion dans la prise en charge des refugiés

le HCR accusé de mauvaise gestion dans la prise en charge des refugiés

D’après l’Association des réfugiés sans frontières, au Cameroun, en 18 ans, il n’existe pas de système d’accueil des réfugiés.

Le Cameroun est une terre d’accueil des réfugiés. A fin janvier 2018, le nombre de réfugiés vivants sur son territoire culminait à 665 947 personnes.  Mais selon l’Association des réfugiés sans frontières (ARSF), ces réfugiés vivent dans une situation précaire au Cameroun.

Le HCR vu comme tortionnaire

Et pour cause, « …le HCR, c’est un partenaire privilégié. Mais le HCR au niveau du Cameroun ne fait pas le travail qui doit être fait, donc se trouve comme tortionnaire. C’est-à-dire que c’est lui qui fait du mal aux réfugiés. Quand nous défendons les droits des réfugiés, nous les défendons contre le HCR d’abord. Et après contre le gouvernement parce que c’est eux qui ont la responsabilité de traiter mieux les réfugiés. » Indique Daniel Moundzego, le président fondateur de l’ARSF dans une interview accordée à La Plume de l’Aigle.

D’après Daniel Moundzego, au Cameroun, en 18 ans, il n’existe pas de système d’accueil des réfugiés. Quand les réfugiés arrivent ici,  explique-t-il, ils vont au HCR, on les pose des questions. « Mais rien n’est prévu pour dire que vous allez dormir où ? Vous allez manger quoi ? Vous allez vous soigner comment ? Donc le HCR ne fait pas son travail comme il se doit. »

Mauvaise gestion

Le président fondateur de l’ARSF ajoute : « Je parle ici des agents du HCR du Cameroun, pas du HCR en tant que tel parce que nous entretenons des relations importantes avec le siège du HCR à Genève. Nous entretenons des relations avec le HCR à Paris, et avec les autres partenaires. Vous vous souviendrez que quand le Secrétaire général actuel de l’Onu était encore Haut-commissaire des Nations-Unies pour les réfugiés, Antonio Guterres, quand il est venu au Cameroun, il a fait l’honneur de nous recevoir et nous lui avons transmis le rapport avant qu’il ne rencontre le président de la République. Nous pouvons dire que les relations avec le HCR sont au beau fixe, il n’y a pas de problème avec l’institution. Mais il y a le problème avec la gestion des réfugiés par les agents du HCR au Cameroun ».