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Le Complexe Multisport Paul BIYA d'Olembe, vue de nuit

Le Complexe Multisport Paul BIYA d'Olembe, vue de nuit

Un véritable bijou architectural, une fierté nationale. Le complexe multisport d’Olembe n’est plus un rêve, c’est une réalité des plus tangibles.

Au milieu de la nuit froide de la ville de Yaoundé, des lumières venant du quartier Olembe jaillissent et illuminent le ciel de la ville. Comme des oiseaux qui cherchent leur chemin, nous nous arrêtons, obnubilé par ce spectacle radieux, des projecteurs puissants qui dans un éclat particulier rehaussent la beauté de ces stades d’entrainements et de cette belle cuvette qui composent le futur complexe Paul BIYA d’Olembe. C’est tout simplement magnifique.

C’est avec beaucoup d’appréhension qu’on l’a attendu. Le Stade d’Olembe devait être prêt bien avant l’année 2018. Car ne l’oublions pas, c’est en cette année que le Chef de l’Etat devait initialement donner le coup d’envoi de la deuxième phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations organisée sur le territoire camerounais. A l’époque, un glissement de date était venu donné un nouveau souffle à l’espoir de voir s’achever cette infrastructure qui depuis ses maquettes, était déjà prometteuse. De 2018 à 2021, il a fallu du temps. Du temps pour réattribuer la construction à une autre entreprise, MAGIL. Puisque le précédent, PICCINI, n’était plus sur la même longueur d’onde que l’Etat du Cameroun sur les attentes de ce dernier en terme de délai et de qualité de conduite du projet.

Aujourd’hui, on peut se réjouir quand on voit ce joyau se hisser fièrement et illuminer le ciel sombre de la cité capitale. Désormais, Yaoundé à son antre du football ; On peut laisser reposer l’ancienne cuvette de Mfandena qui aura désormais le temps de se refaire une solidité et une belle fraîcheur. Le Stade Paul BIYA d’Olembe est quasiment prêt. Tous ceux qui ont pérorés sur la longue attente au point de ne plus croire à son existence peuvent maintenant se tranquilliser ou plutôt sauter de joie avec l’ensemble des camerounais. Même s’il reste un pincement de cœur, le coût mirobolant de cette infrastructure.

Stéphane NZESSEU