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Le Cameroun a dû mal à honorer ses engagements envers ses boursiers à l'étranger

Le Cameroun a dû mal à honorer ses engagements envers ses boursiers à l'étranger

Avant le mouvement d’humeur des boursiers de Tunisie, il y a moins d’un mois, ceux d’Algérie ont manifesté pour réclamer le paiement de leur complément de bourse.

Des étudiants boursiers camerounais en Tunisie ont commencé une manifestation devant l’ambassade camerounaise à Tunis. Ceux-ci réclament au gouvernement camerounais le paiement de leur complément de bourse depuis trois ans, voire quatre ans pour certains.

« A chaque fois c’est la même chose, nous sommes fatigués, ici on nous dit que c’est au Cameroun que le dossier bloque, au Cameroun on nous dit que c’est ici qu’il y a problème. Pris dans ce jeu de ping-pong, nous n’avons pas d’autres choix que manifester notre colère », se plaint un gréviste.

Avant le mouvement d’humeur des boursiers de Tunisie, il y a moins d’un mois, ceux d’Algérie ont manifesté pour réclamer la même chose. Ils ont saisi le ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle, Issa Tchiroma, pour rentrer dans leur droit. Une réparation qui s’est finalement faite partiellement.

Ces deux pays ne sont pas les seuls cas. Les revendications relatives au paiement des compléments de bourses d’études sont de plus en plus récurrentes. En juillet 2020, c’était au Maroc et un peu plus tôt en 2019 et avant ceux de la Russie, de l’Italie et de la Chine.

Des conditions insupportables

Tous les temps, les Camerounais boursiers accusent le gouvernement de ne pas remplir sa part du contrat. En fait, dans les contrats relatifs à l’octroi des bourses, la prise en charge des boursiers (scolarité, hébergement, nutrition, assurance et allocation de subsistance) est à la charge des deux pays. C’est à dire le pays d’origine des étudiants et le pays hôte. La répartition des charges varie selon les pays.

Faute de recevoir la part du Cameroun, ces étudiants sont parfois obligés de vivre dans des conditions insupportables, et parfois obligé d’abandonner les études pour ceux qui ne reçoivent pas de soutien de leur famille.