Societe

Garoua-Pluies diluviennes : Les populations installées dans les zones à risques ont presque perdu le sommeil

Garoua-Pluies diluviennes : Les populations installées dans les zones à risques ont presque perdu le sommeil

Exposées en permanence aux inondations, elles usent de leurs ingéniosités pour limiter les dégâts causés par les eaux en furie.

Quartier Gabdiré à quelques encablures du fleuve de la Bénoué, un groupe de jeunes mettent du sable dans des sacs pour créer des passages de fortune question de prévenir les risques d'inondations, les pluies diluviennes étant devenues récurrentes avec leurs lots de difficultés. « On se retrouve dans un état critique, l’eau entre à la maison. De 3 heures à 4 heures, nous faisons sortir tous nos matelas car ils sont mouillés. Derrière notre concession, il y a un marécage et à chaque pluie, ça déborde et nous subissons. Nos maisons menacent également de s’écrouler car les inondations sont abondantes. Nous essayons de trouver du ciment pour fermer les fissures visibles sur les murs », se plaint Boubakary Yaro Mohamadou, habitant du quartier Gabdiré.

Les populations des quartiers Lopéré, Padama, Sabongari-Ouro talaka et bien d'autres, également installées dans des zones à risques ne sont pas épargnées des menaces d'inondations. Elles tentent de trouver des palliatifs. « Quand il pleut dans le quartier, il n’y a pas la route pour passer et rentrer chez soi car l’eau entre dans les maisons. Nous trouvons des sacs vides dans lesquels nous mettons du sable pour éviter que l’eau entre dans les maisons », exdplique Job, habitant de Sabongari-Ouro Talaka dans un air désespéré.

Face à cette situation, des doléances sont émises par les habitants à l'endroit des autorités locales. « Nous voulons que le Gouvernement, les maires, les députés et les élites de la région du Nord, nous aident à retrouver la quiétude dans ce quartier parce qu’à chaque fois qu’il pleut nous sommes débouts, nous ne pouvons plus dormir », supplie Boubakary Yaro Mohamadou.

Par ces temps de fortes pluies dans le Nord, les populations qui vivent dans les zones à risques craignent le pire du fait des inondations.

Innocent D H