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En 2021, la lutte contre la vente illicite de médicaments va s'accélérer

En 2021, la lutte contre la vente illicite de médicaments va s'accélérer

Les estimations situent à 40 % le taux du marché du médicament contrôlé par l’informel, selon un responsable du Syndicat national des pharmaciens du Cameroun.

Dr Franck Dange Nana est le nouveau président de l’Ordre national des pharmaciens du Cameroun. Il a été élu au cours de l’assemblée générale extraordinaire tenue le 15 janvier 2021.

Durant son mandat de trois ans, le nouveau patron de l’Ordre compte lutter contre la vente illicite des médicaments : « Nous voulons aujourd’hui dire aux populations camerounaises que les pharmaciens se tiennent à leurs côtés pour participer à l’éducation pharmaceutique et sanitaire, ainsi qu’à la lutte contre la vente illicite des médicaments et l’exercice illégal de la pharmacie au Cameroun », a promis Dr Franck Dange Nana.

Dans le pays, la vente des médicaments prolifère en dehors des officines de pharmacie, dans la rue et parfois à proximité des formations sanitaires. Une activité menée en violation de la loi du 10 août 1990, qui interdit l’étalage ou la distribution de médicaments sur la voie publique, dans les foires et marchés à toute personne. Même à un titulaire du diplôme de pharmacien.

« Nous ne savons pas quelles sont les proportions de médicaments qui quittent les circuits officiels ou certaines officines. Mais les estimations situent à 40 % le taux du marché du médicament contrôlé par l’informel », admet un responsable du Syndicat national des pharmaciens du Cameroun.

Les risques encourus par les populations

Au vu des dangers encourus par les populations victimes de ce phénomène florissant, le ministre de la Santé publique (Minsanté), Manaouda Malachie, a lancé en 2019 une vaste campagne de sensibilisation. Aussi d’intensification de la lutte contre le trafic et la vente illicite des médicaments dans les villes, rues et marchés.

Mais le ministre Manaouda Malachie note, dans un communiqué, que « certains individus non soucieux de la santé de la population ont fait le choix de déporter ces activités illégales à travers internet ». Et de rappeler aux contrevenants « qui usent des réseaux sociaux, sites internet et applications mobiles pour mener un exercice illégal de la médecine et/ou de la pharmacie, qu’ils sont passibles de poursuites judiciaires, conformément à la loi du 12 juillet 2016 portant Code pénal ».