Societe

Edgar Alain Mebe Ngo'o rejeté par l'un de ses petits enfants

Edgar Alain Mebe Ngo'o rejeté par l'un de ses petits enfants

L’ancien ministre de la Défense Edgar Alain Mebe Ngo’o a déclaré au Tribunal criminel spécial, qu’un de ses petits-enfants, refusent aujourd’hui de le voir avec son épouse parce qu’ils ont appris qu’ils sont des voleurs.

C’est l’une des déclarations fortes faites par l’ancien ministre de la Défense (Mindef) Edgar Alain Mebe Ngo’o, au Tribunal criminel spécial (Tcs) lors de son interrogatoire du mardi 25 mai 2021. Il a indiqué que du fait de sa situation, il subit le rejet d’un de ses petits enfants.

«Je suis grand-père de huit petits-enfants. L’un a dit à ses parents qu’il ne veut plus venir dans mon domicile. Les visites étaient soumises aux règles drastiques. Puisqu’il porte mon nom, il a dit à son père que Mami et Papi bombo sont trop mauvais parce qu’ils ont volé. Il n’a que quatre ans ! Ça lui a été dit par sa maîtresse à l’école», a déclaré l’ancien Mindef.

L’ancien membre du gouvernement incarcéré à la prison centrale de Kondengui depuis 2019, note que son épouse et lui ont été condamnés sans avoir même été jugés.

«Entre le 4 février, et le 11 mars 2019, date à laquelle on a été placés en détention, mon épouse et moi (d’autres accusés l’ont été bien après), nous avons été séquestrés à notre résidence à Odza. Assignés de fait en résidence surveillée. Cette mesure ne fait plus partie de notre ordonnancement juridique. Nous avons été assignés à résidence surveillée par un impressionnant dispositif de sécurité. 70 éléments de sécurité équipés de 4X4 de combat, d’armes lourdes. Des armes de guerres. Quand je parle d’armes de guerre, je sais de quoi je parle. Le dispositif de sécurité a été installé dans tout le périmètre du domicile. Ce que je veux mettre en exergue, c’est l’atteinte inadmissible au sacro-saint principe de la présomption d’innocence. Je voudrais vous dire comme vous pouvez imaginer, cette mise en scène était de notoriété publique dans l’opinion nationale et internationale. Une chaîne de télévision est venue faire un reportage, repris dans la presse et sur les réseaux sociaux. Depuis cette date, nous sommes déjà condamnés. Mieux, avant le début de l’enquête préliminaire, nous étions déjà condamnés», a ajouté Edgar Alain Mebe Ngo’o.