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Droits d'auteurs/SONACAM : les défis qui attendent la nouvelle société

Droits d'auteurs/SONACAM : les défis qui attendent la nouvelle société

A la faveur de la tenue de sa toute première session du Conseil d’administration, la Société nationale camerounaise de l’art musical, a lancé ses activités, sous de nouvelles bases. C’était le 15 janvier à Yaoundé.

La nouvelle Société nationale camerounaise de l’art musical (sonacam), a tenu vendredi dernier, son premier Conseil d’administration. Sous la présidence du Dr Francis Ateh Bazore, et en présence des 15 administrateurs, cette première session de travail a consisté à dresser un état des lieux de la société qu’ils ont hérité, mais également de définir une feuille de route pour l’implémentation de la nouvelle vision annoncée. Malgré l’absence d’Awal Bakary, directeur général de l’ancienne équipe, par ailleurs rapporteur désigné par les textes en vigueur de cette première session, et pourtant sommé par voix d’huissier, le président du Conseil d’administration a débuté son propos par le rapport de l’attitude désinvolte de l’équipe sortante.

Car, en plus d’avoir délibérément refusé de sacrifier au rituel de passation de service, l’équipe de Sam Fan Thomas et Ledoux Marcelin se sont rendus coupables d’une kyrielle de frasques. C’est surtout sans compter les irrégularités financières, qui laissent les différents comptes de l’entreprise quasiment vides.

Sous le regard attentionné du président de la Commission de contrôle, le Pca Ateh Bazore a requis de ses collaborateurs que des mesures soient prises pour un suivi particulier de l’exploitation des œuvres chez les petits usagers ; mais davantage pour l’élargissement de l’action de la société dans les dix régions. Pour ce qui est des grands usagers, il a été convenu de revoir les contrats à l’effet d’une meilleure rémunération des ayants droits. D’autres contrats notamment de soutien à ces initiatives sont également requis.

Ce sera désormais sous le prisme de la fédération des énergies de tous les acteurs du sous secteur art musical, que la nouvelle Société nationale camerounaise de l’art musical (Sonacam), entend fonctionner. Sous le contrôle permanent du ministère des Arts et de la culture, à travers la commission de contrôle, le président a invité ses collaborateurs à passer à l’action. Cependant, au sortir de cette première session du Conseil d’administration de la Sonacam, des noms des responsables qui constitueront le directoire commencent déjà à être cités au sein de l’opinion, preuve de l’impatience des acteurs du secteur à voir reprendre les activités de plus belles.