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Douala : bras de fer entre les promoteurs de bars et les résidents de Bonapriso

Douala : bras de fer entre les promoteurs de bars et les résidents de Bonapriso

Certains individus, profitant de l’hospitalité des natifs du quartier, troublent la tranquillité de leurs voisins avec leurs activités nocives et bruyantes. Les différentes plaintes des victimes n’ont rien changé.

Rien ne va plus entre les habitants du quartier Bonapriso, précisément au lieu-dit Ancien dépôt Guinness. Depuis plusieurs années déjà, certains individus, profitant de l’hospitalité des natifs du quartier, troublent la tranquillité de leurs voisins.

Sur le banc des accusés, les sieurs Bekobe alias Beko, propriétaire d’une vente à emporter et danse snack bar, Awoumou Belinga Jean Pascal, propriétaire d’une menuiserie industrielle et d’un bar et Bob, propriétaire du vélodrome. Leurs activités nocives et bruyantes, les unes plus que les autres, ont fait perdre le sommeil à tout le voisinage qui naguère vivait dans une totale quiétude.

Les différentes plaintes des victimes n’ont rien changé. Dame Sosso Enoumedi, porte-parole de comité de salubrité de Bonasosso et propriétaire d’un immeuble juste en face, a usé de tous les moyens pour remédier à cette situation en vain. Pis encore, elle et les autres membres reçoivent tous les jours, des menaces frontales des clients des bars qui se servent de leurs clôtures comme pipi-room.

Menaces et intimidations

« La grande majorité des clients des bars est constituée des hommes faisant carrière dans les Armées et corps connexes. Une fois ivres, ces derniers se livrent même aux menaces contre mes enfants, et les vigiles de ma concession », souligne Dame Sosso Enoumedi, désabusée.

En plus d’être des lieux de bagarres, de débauche et de vente de services sexuels, ces bars sont des tribunes de débats politiques où les uns et les autres selon leurs ethnies, vocifèrent des grossièretés à l’endroit de certains acteurs politiques de tous bords.

Selon certaines indiscrétions, cette situation semble dépasser les autorités de la ville. Des descentes de la mairie de la ville et de la Préfecture du Wouri ont été initiées dans le but de remédier à cette situation. Malheureusement rien n’a bougé.

En attendant que les autorités prennent ce problème à bras le corps, le risque d’explosion avec possibilité de morts et usage d’armes à feu, est imminent. Il n’est pas intelligent d’attendre le pire pour prendre des mesures après des morts