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Diffusion sur la toile de la dépouille de cardinal Tumi : une ONG des droits humains exige la fermeture de la clinique incriminée

Diffusion sur la toile de la dépouille de cardinal Tumi : une ONG des droits humains exige la fermeture de la clinique incriminée

L’ONG rappelle que le respect de la dignité des personnes nécessite cependant aux professionnels de la santé de connaître les principes de la dignité et les situations.

Les images du corps sans vie mal couvert du cardinal Tumi diffusées sur les réseaux  sociaux par un membre du personnel soignant ont fait réagir l’ONG Mandela Center International. L’organisation, spécialisée dans la défense des droits humains condamne avec la dernière énergie la diffusion sur les réseaux des derniers instants de l’ancien archevêque de Douala.

Elle appelle les autorités camerounaises à ouvrir en urgence une enquête afin de situer les responsabilités : « Mandela Center International porte à la connaissance de l’opinion nationale et internationale qu’il vient de découvrir, avec la plus grande consternation, une vidéo montrant les derniers instants du Cardinal Christian Wiyghan Tumi, tournant en boucle sur les réseaux sociaux.

Attentat à la pudeur

Mandela Center International condamne, avec la plus grande fermeté, cette violation grave des droits de l’Archevêque émérite camerounais. L’ONG rappelle que le respect de la dignité des personnes nécessite cependant aux professionnels du social et de la santé de connaître les principes de la dignité et les situations ; de concilier l’intimité, la confidentialité et le respect dans son travail ; de transmettre ses règles à tous les professionnels de santé.

Elle exige que les auteurs de cet attentat à la pudeur et à la dignité humaine soit immédiate mis aux arrêts et que cette clinique de Douala soit immédiatement fermée.

Sur son compte twitter, le ministre de la Santé public Manaouda Malachie a également condamné les auteurs de ces images : « Dans ces moments de compassion, suite au décès du Cardinal Tumi, il est inacceptable que des images qui violent son intimité soient diffusées. Une investigation a été prescrite pour établir les responsabilités à cet effet. Nos sincères condoléances à l’Eglise Catholique. RIP », écrit le membre du gouvernement.