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Crise anglophone : un chef traditionnel libéré par les séparatistes après un mois de captivité

Crise anglophone : un chef traditionnel libéré par les séparatistes après un mois de captivité

Fon Nguh Henry a recouvré la liberté en début de semaine dans le Nord-Ouest du pays.

Il respire l’air de la liberté après avoir passé un mois de captivité. Fon Nguh Henry, l’un des auxiliaires d’un chef traditionnel dans le département de la Momo (Nord-Ouest) est, a-t-on appris, désormais libre. Il avait été capturé en septembre dernier par des séparatistes. Les mobiles de son kidnapping et les circonstances de sa libération ne sont pas encore connus pour l’instant.

Mais il faut rappeler que Fon Nguh Henry avait été enlevé après avoir assisté à une réunion organisée le mois dernier par le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji. Réunion qui exhortait les auxiliaires de l’administration que sont les chefs traditionnels des régions du Nord-Ouest et Sud-Ouest à retourner dans leurs chefferies avant les élections régionales du 6 décembre 2020.

Il faut dire que depuis l’annonce des élections régionales le 6 décembre prochain, la tension est remontée dans les deux régions anglophones en proie à des velléités sécessionnistes depuis près de quatre ans. Les séparatistes qui préfèrent une gestion publique décentralisée en réclamant leur Etat indépendant « Ambazonie », s’opposent à l’Etat centralisé prôné par Yaoundé.

Pour trouver des solutions à leurs revendications, un statut particulier a été accordé à ces deux régions lors du grand dialogue national organisé il y a un an. Mais les contours et le contenu de ce statut particulier traînent à se matérialiser au point où les séparatistes considèrent les élections régionales comme une « farce » qui ne changera rien au statut actuel desdites région.