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Commune de Nkong-Zem : booster le service de l'eau potable aux populations

Commune de Nkong-Zem : booster le service de l'eau potable aux populations

Dans un contexte où l’instabilité de la tension du courant électrique Eneo endommage les équipements électriques en charge de la distribution du précieux liquide, toute chose qui plombe ce service, la régie communale de l’eau entend faire usage de l’énergie solaire.

La session ordinaire du conseil municipal de la commune de Nkong-Zem dans l’arrondissement de Nkong-Ni, département de la Menoua, consacrée au vote du budget 2021, s’est tenue en date 18 décembre 2020. Par l’occasion, il a été adopté à la somme de 966 757 940 Fcfa. Selon le magistrat municipal, David Ndongmo, il a connu une légère baisse de 544 494 Fcfa par rapport à celui de l’exercice de 2020 soit 0,056 % en valeur relative et 544 494 Fcfa en valeur absolue.

Les recettes de fonctionnement se chiffrent à la somme de 518 700 004 Fcfa et celles d’investissement à la valeur de 448 057 956 Fcfa. Les dépenses de fonctionnement s’élèvent à la somme de 518 700 004 Fcfa contre le montant de 448 057 936 Fcfa relatif aux dépenses d’investissement.

L’édile de la commune inscrit dans la feuille de route en relation avec la réalisation des projets liés à l’amélioration des conditions de vie des populations, « les investissements durables comme les routes et ponts ; l’approvisionnement en eau potable par la construction et l’extension des réseaux ; la réfection des salles et équipements des nouvelles ; la réhabilitation et équipement des hôpitaux. » Le redressement du salaire des personnels de la commune en fonction de leur dernier reclassement n’est pas en reste.

Signalons qu’au cours des assises, l’argumentaire du maire relatif à « l’approvisionnement en eau potable par la construction et l’extension des réseaux, » consigné dans cette feuille de route a remis au goût du jour les sempiternelles difficultés rencontrées par la régie communale de l’eau dans ses missions régaliennes.

Selon le directeur de la régie communale de l’eau, Franklin kenfack, « le principal problème est celui du service de l’eau » étant donné que « nous héritons, » souvent, dans le cadre du Budget d’investissement public (Bip), des ouvrages d’eau mal réalisés. Le résultat d’une enquête faite depuis 2017 dans le cadre du Programme intercommunal pour la gestion durable de l’eau et de l’assainissement (Pigedea) et financé par l’Union européenne (Ue) dans 5 mairies du Cameroun dont celle de Nkong-Zem, révèle que le taux d’accès des populations à l’eau potable dans la municipalité est de l’ordre de 30%.

Branchements privés

A la faveur des expertises de « nos partenaires» dont l’association de droit français, et camerounais, respectivement, Elans et Tockem, poursuit le directeur, la commune a procédé à l’extension de plus de 15 km de réseaux d’eau potable dans le cadre du projet de renforcement des capacités du service public de l’eau financé par le Syndicat des communes d’iles de France. Par ailleurs, en relation avec le Bip, « la réhabilitation Scan Water de la localité de Djutitsa dans le groupement Bafou et la construction d’une adduction d’eau dans celle de Zemto à Baleveng, »sont effectifs.

Tous ces ouvrages d’eau sont aujourd’hui fonctionnels. C’est dire que si, pour l’heure, « nous évaluons » ce taux, il sera à plus de 30%.Pour conforter le service de l’eau, une délibération portant adoption des prix des branchements privés sur les adductions d’eau potable de la commune a été votée. Le coût d’un branchement initialement fixé au montant 90 milles Fcfa a été réduit à la somme de 70milles Fcfa.

«Ce montant devra permettre de réaliser ces branchements et d’assurer l’entretien des réseaux d’eau potable. C’est de cela qu’il est question. Nous ne vendons pas le précieux liquide, » confie, le magistrat municipal.

Energie solaire

Dans ce chantier d’approvisionnement des populations en cette denrée, Franklin Kenfack dénonce « l’instabilité de la tension du courant Eneo qui endommage »de temps à autre les contacteurs dans l’armoire de commande électrique à partir desquels l’on programme la production du liquide et dont le rôle est de protéger les équipements électriques dont la pompe immergée contre les variations du courant électrique.

Avec plus de 6 adductions d’eau potable dans la commune, « nous enregistrons, » mensuellement, des fréquences dans l’endommagement de ces contacteurs. Ce qui cause un grave préjudice quand l’on sait qu’un contacteur coûte, en moyenne, la somme de 20 milles Fcfa et que la maintenance des réseaux a été confiée. A des prestataires privés dont certains, dans cette trajectoire, économiquement, ne retrouvent pas leur équilibre financier. C’est pourquoi« nous avons» déjà enregistré la démission de l’un des adjudicataires.

Conséquences. Les réseaux d’eau potable confiés à ses soins, ne sont plus opérationnels. Ceci, au grand dam des populations bénéficiaires des localités concernées. Franklin Kenfack confie, somme toute, que ce problème est sur la table du maire. « Assurément, un appel d’offre sera, sans délai, lancé pour le recrutement d’un nouvel exploitant. Car l’eau c’est la vie, » dit-il.

Et de renchérir : « nous travaillons pour le moment avec les partenaires sus-dénommés pour passer de l’énergie électrique Eneo à l’énergie solaire nécessaire pour le fonctionnement harmonieux de nos adductions d’eau potable. Car cet investissement a un coût financier important et la mairie, de par ses modestes recettes fiscales, ne peut pas supporter le financement de ce projet. »