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Commerce illicite : une nouvelle cargaison de faux médicaments saisie à Ngaoundéré

Commerce illicite : une nouvelle cargaison de faux médicaments saisie à Ngaoundéré

Les faux médicaments étaient dissimulés dans quatre valises comme si c’étaient des habits.

Une cargaison de faux médicaments a été saisie le 24 février à Ngaoundéré, le chef-lieu de la région de l’Adamaoua. C’était lors d’un contrôle qui a débouché sur deux arrestations. La cargaison a été interceptée par la Brigade mobile des douanes de la ville sur «la base d’un renseignement», indique le patron de cette unité, le commandant Jude Mofor. Il est par ailleurs coordonnateur de la mission Halcomi (Halte au commerce illicite) zone 3 qui couvre les trois régions septentrionales du pays.

«Les faux médicaments étaient dissimulés dans quatre valises comme si c’étaient des habits. Mais comme nous travaillons sur renseignement, nous savions qu’il s’agissait de médicaments. Nous avons fouillé les valises et nous sommes tombés sur ces médicaments», a rapporté le commandant Mofor, joint par Stopblablacam.com ce vendredi 26 février.

Le trafic des médicaments prend des proportions inquiétantes au Cameroun. En juin 2020, 40 cartons contenant chacun 300 paquets de faux comprimés de paracétamol et d’aspirine ont été saisis à Douala. En avril de la même année, les douaniers ont mis la main sur 210 cartons de comprimés de chloroquine contrefaits dissimulés dans un camion en provenance du Nigeria et à destination de Yaoundé.

La contrebande

En août 2019, 483 cartons de médicaments de contrebande en provenance de la République centrafricaine (RCA) ont été interceptés à Garoua-Boulaï, dans la région de l’Est. Quatre mois plus tôt, en avril, plus de 150.000 comprimés de Tramadol ont été saisis à Douala parmi d’autres faux médicaments.

Les saisies de ce produit sont fréquentes dans le pays. L’administration douanière a révélé avoir saisi, en 2019, 624.520 comprimés de Tramadol communément appelé «Tramol» au Cameroun. Il s’agit d’un antidouleur détourné et utilisé comme drogue.

Selon le Comité national de lutte contre la drogue, le Tramadol est la deuxième substance primaire la plus demandée (44,62%) par les jeunes drogués âgés de 20 à 25 ans, juste après le cannabis (58,54%). Ces faux médicaments finissent généralement sur le marché local où ils sont notamment vendus dans la rue.