Societe

CHAN 2020 : l'onction des Patriarches Beti

CHAN 2020 : l'onction des Patriarches Beti

Les légats de la tradition Beti se sont mobilisés il y a quelques jours, autour du Lac central de la ville de Yaoundé, pour la cérémonie solennelle de bénédiction de la compétition des joueurs locaux, qui débute dans quelques heures.

A la faveur d’une cérémonie traditionnelle, organisée sur les berges du Lac municipal de Yaoundé, le Championnat d’Afrique des nations a reçu l’onction des patriarches Beti. Entre rites traditionnels et sanctifications, les légats ont confié cette compétition aux ancêtres pour son succès.

Au regard des troubles que traverse le pays, ces derniers ont imploré les ascendants du Mfoundi, pour que cette grand-messe du sport ne soit pas un terrain fertile pour l’exhibition de l’extrémisme violent dont se rendent coupables les sécessionnistes. Pour ce faire, une cérémonie mystique a eu lieu à la veille de la parade solennelle, pour la communion avec, les ancêtres.

Le choix du Lac municipal de Yaoundé pour abriter cet évènement d’envergure, dit d’ailleurs long sur cette volonté car, les esprits d’Essono Ela, le premier chef traditionnel d’Ongola, Charles Atangana Ntsama, Onambele Mbazoa, Atangana Mfoundi, Bindzi Frédérique, Noah Bikié, Abega Belinga et bien d’autres, sont présents en ce lieu. Cette cérémonie de bénédiction du Chan a également été le prélude de l’initiative de bénédiction du département du Mfoundi, de ses fils et de ses dirigeant, telle que résolue au sortir du Séminaire-atelier sur la journée des valeurs olympiques du Mfoundi.

Initiée par Dieudonné Alain Zanga, cette cérémonie a été ouverte aux patriarches Beti des autres départements de la région. En l’occurrence ceux de la Mefou Akono, dont les Zomlo’o de Mbankomo ont imploré les Dieux des Ekangs pour la bonne tenue de la compétition et du sacre final du Cameroun. Pour renseigner sur l’ampleur et l’importance de cet évènement, le président de l’Association des patriarches du Mfoundi, Marc Essomba, précise : «Le Zomlo’o est le gardien de la tradition, le porte parole de la communauté, dépositaire des Us et coutumes et dépositaire de la parole qu’d détient de son lignage.

Ainsi, te patriarche est le prêtre qui bénit, le sanctificateur qui sanctifie l’interface entre le monde visible et invisible. Il est désigné par sa famille. Il n’est pas un dictateur mais un serviteur. Vitrine du peuple, il doit être courageux et dire la vérité en toute circonstance. D’où la participation des patriarches à la cérémonie de bénédiction du Chan en général et de la ville de Yaoundé en particulier». A quelques heures du coup d’envoi de la compétition, les attentes des camerounais sur la concrétisation de cette bénédiction ne se font plus attendre.