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Accident ferroviaire d'Eséka: 4 ans après, un homme cherche toujours son épouse

Accident ferroviaire d'Eséka: 4 ans après, un homme cherche toujours son épouse

Me Thomas Dissake l’époux de Me Dorette Dissake se refuse de baisser les bras, tant qu’il ne sait pas ce qui est réellement arrivé à son épouse, le 21 octobre 2016.

Tant qu’il n’a pas les réponses à ses questions, Me Thomas Dissake va continuer de chercher son épouse Me Dorette Dissake. Celle-ci fait partie des personnes qui étaient à bord du train N°152 de Camrail, qui a déraillé le 21 octobre 2016, au niveau d’Eséka. Quatre années après la survenue de ce drame qui a ôté la vie à 79 personnes, la famille du notaire principalement son époux ne renonce pas.

«Je suis toujours sans nouvelles d’elle. Je continue de chercher ma femme. Croyez-vous que quatre années suffisent pour qu’on abandonne les recherches d’une personne qu’on ne voit pas ? Moi je continue de la chercher», a-t-il déclaré lors d’une interview au quotidien Le Jour.

L’époux de Me Dorette Dissake rapporte qu’il y a eu exhumation d’un corps à Lobo dans le département de ma Lékié le 10 mars 2020. Cela vient du fait qu’après le drame ferroviaire, des enquêtes ont été ouvertes. Toutefois, il s’est avéré qu’il ne s’agit pas de la dépouille de sa femme.

«A la suite celle-ci, les médecins de la police ont fait des prélèvements qu’ils ont envoyés à un laboratoire français de génétique à Nantes avec les éléments de ma fille et de sa fille. Les conclusions de cette analyse ont dit qu’il ne s’agit pas de mon épouse. Il n’y a pas de compatibilité entre cette dame qui est couchée et ma fille. En ce qui me concerne, cela relance la recherche à zéro», soutient-il.

Il convient de rappeler que par le passé, Me Thomas Dissake a saisi Paul Biya le Président de la République, Issa Tchiroma à l’époque du drame Ministre de la Communication, d’autres autorités camerounaises, les responsables de l’entreprise Camrail et même Yves Le Drian le Ministre des Affaires étrangères de la France. Il croit qu’aujourd’hui pour avancer dans ses recherches, il doit se retourner vers les médias.

«Je pense qu’il faut passer à une campagne de communication, une campagne médiatique par l’affichage. Parce qu’aujourd’hui lorsqu’on fait la recherche d’une personne, l’on publie ses photos, des émissions radio et probablement des émissions télés avec sa photo. Le problème est de savoir si elle est morte, mais qui a vu son corps ? Et pourquoi enlever son corps ? Puisque tous les corps qu’on enlève au moment d’un sinistre sont identifiables tant qu’il n’y a pas eu des déformations vraiment graves. Comment quelqu’un a-t-il pu prendre le corps de ma femme au cas où elle est décédée et considéré que c’est sa personne ?», s’interroge l’avocat.

Liliane N.