Santé

Ngaoundéré : l'abandon des mesures barrières fait planer le pic de contamination

Ngaoundéré : l'abandon des mesures barrières fait planer le pic de contamination

Les populations ont renoué avec leurs habitudes d’autrefois, ignorant la crise sanitaire de la Covid-19.

A Ngaoundéré, le chef-lieu de la région de l’Adamaoua, le respect des mesures barrières pour lutter contre le Covid-19 est la chose la moins partagée. Dans les églises de la ville qui réunissent les fidèles les dimanches, depuis plusieurs semaines, les dispositifs de prise de température n’existent plus.

« Plus personne ne se rapproche des seaux-robinets pour laver les mains à l’eau coulante. Même le savon est porté disparu et les masques sont tombés puisqu’on compte à peine ceux qui les portent. La distanciation physique n’est plus respectée dans ces chapelles qui accueillent plus de 200 fidèles le dimanche. La preuve, les fidèles sont assis plus de cinq par banc parce qu’il n’y a plus qu’un culte sur les trois organisés avant. », rapporte le quotidien Cameroon Tribune en kiosque ce lundi 18 janvier 2021.

En d’autres mots, à Ngaoundéré, les populations ont renoué avec leurs habitudes d’autrefois, ignorant la crise sanitaire de la Covid-19. En plus des lieux de culte, le constat est le même dans les services publics, privés et parapublics de cette ville. A certains endroits, les seaux-robinets disposés à chaque entrée ont quasiment disparu.

Ici, on se salue, s’embrasse comme si de rien n’était : «Dis donc, Corona est fini. On peut désormais se serrer la main comme au bon vieux temps», entend-on de manière répétitive.

Les effets du relâchement

Pourtant les effets du relâchement des mesures barrières se font ressentir progressivement. Le Dr Zakari Yaou Aldhadji, délégué régional de la Santé publique pour l’Adamaoua indique que le nombre des cas confirmés de contamination a atteint 495.

«Après le premier cas confirmé en mars 2020, le nombre de cas augmente ces derniers jours à cause de ce relâchement des populations. Pourtant, c’est une pandémie à prendre au sérieux », a ajouté le Dr Tetka Tetka, point focal Covid-19 dans la région de l’Adamaoua.