Santé

Lutte contre le Covid 19 : la Task Force réhabilite les Dg des hôpitaux publics

Lutte contre le Covid 19 : la Task Force réhabilite les Dg des hôpitaux publics

C’est l’une des principales résolutions prises par la Task Force depuis que le président de la République lui a confié la gestion des fonds destinés à la lutte contre le Covid-19. Dans les hôpitaux, cette résolution a été accueillie avec beaucoup de satisfaction.

Au Cameroun, la gestion des fonds destinés à la lutte contre la pandémie du Covid-19 n’a pas encore livré tous ses secrets. Ces derniers temps, pendant qu’on est encore à attendre les résultats des différentes missions de contrôle relatives à la gestion de premiers fonds destinés à lutter contre cette pandémie, que le président de la République a décidé de la mise en place d’une Task Force pour renforcer la riposte contre le Coronavirus.

Cette Task Force logée à la présidence de la République est dirigée par le ministre d’Etat secrétaire général de la présidence de la République Ferdinand Ngoh Ngoh. Cette force .est en outre composée d’un représentant des services du Premier ministre, de 2 représentants du ministère de la Santé, des représentants des ministères des Finances et de la Défense ainsi que d’un membre de la délégation générale de la Sûreté nationale.

Pour le moins que l’on puisse dire, c’est que vu l’urgence de la situation, la Task Force n’a pas mis du temps pour se mettre en branle. Elle est déjà opérationnelle et les premières résolutions sont déjà en cours d’implémentation. L’une de ces résolutions porte sur l’implication de tous les directeurs généraux et autres responsables des hôpitaux publics pour dresser un état des besoins réel et complet des établissements hospitaliers et sanitaires publics afin, non seulement de lutter efficacement contre le Co-vid-19, mais aussi de relever à l’occasion le plateau technique de nos hôpitaux. L’on peut aussi dire que la Task Force a saisi cette occasion pour revoir toutes les dépenses à la baisse.

Des sources généralement bien informées, pour la lutte contre le Covid-19, l’accent est désormais mis sur l’équipement des hôpitaux, la disponibilité des médicaments et l’acquisition de quatre types de vaccins. Contrairement donc à ce qui se passait jusque-là avec un ministre de la Santé publique qui ne travaillait qu’avec le Comité scientifique et son seul cabinet ministériel, ce qui explique en partie tous les manquements et autres approximations observés depuis le début de la pandémie dans notre pays, la reprise en main de la lutte contre le Covid-19 est déjà perceptible.

Et pour la petite histoire, nos sources précisent d’ailleurs qu’à l’époque, sur les premiers déblocages de 180 milliards de Fcfa, 75% étaient destinés au fonctionnement (environ 140 milliards de Fcfa) et 25% pour équiper les hôpitaux. Des dépenses onéreuses ont par conséquent été faites à payer des per diem pour d’inutiles et interminables réunions fortement rétribuées, alors que les hôpitaux manquaient de simples scanners et autres oxygénéra-teurs.

Dans la nouvelle orientation budgétaire, 20% est réservé au fonctionnement et 80% pour l’acquisition des appareils destinés à soigner les malades atteints de Covid-19. Ce qui sans nul doute laisse déjà croire qu’un accent sera davantage mis à rendre les médicaments disponibles et surtout à l’acquisition des vaccins. S’agissant des vaccins, selon Elysée Amour Eyenga, directeur des ressources humaines du ministère de la Santé publique, 40 000 personnes ont déjà été vaccinés au Cameroun. Il a par ailleurs affirmé samedi dernier sur le plateau de la télévision Canal 2 que le Contrôle supérieur de l’Etat et la Chambre des comptes continuaient à faire sereinement leur travail.

En faisant un tour dans les établissements hospitaliers ces derniers temps, on observe une ambiance de satisfaction totale chez les professionnels de santé. Ce d’autant plus que c’est la Pr. Echu, conseiller technique à la présidence de la République et originaire du Sud-Ouest qui préside personnellement les travaux de la Task Force. Ceux qui voyaient donc la création de la Task Force comme une mauvaise chose du fait de la seule responsabilité accordée au secrétaire général de la présidence de la République peuvent désormais réviser leur appréciation.