Santé

Covid-19/relâchement des mesures barrières : le sous-préfet de Meiganga annonce l'incarcération des personnes prises sans masque facial

Covid-19/relâchement des mesures barrières : le sous-préfet de Meiganga annonce l'incarcération des personnes prises sans masque facial

Ces mesures visent à pallier le relâchement presque général des mesures barrières dans tous les espaces ouverts au public.

Dans la ville de Meiganga, située dans la région de l’Adamaoua, l’autorité administrative ne badine avec les mesures barrières. Dans un communiqué, le sous-préfet de cet arrondissement, Max Mbella, annonce l’incarcération de toutes « les personnes prises en flagrant délit de défaut de port du masque, qui seront interpellées et conduites au commissariat de sécurité publique et la brigade de gendarmerie ».

L’autorité administrative promet par ailleurs la fermeture et des sanctions contre les responsables des services publics qui n’auront pas disposé un seau d’eau et du savon pour le lavage des mains.

Mohamadou Bakary est le chef de district de santé. Interrogé par le journal L’œil du Sahel, il révèle que 50 nouveaux cas de contamination ont été enregistrés entre le 8 et le 23 février. Portant ainsi le nombre global de cas positifs à 88, dont 50 actifs et un décès.

Les descentes musclées dans les espaces ouverts au public, notamment les administrations, les marchés, les hôtels, restaurants, débits de boisson et gares routières conduites par le sous-préfet, appuyé par les forces de maintien de l’ordre, arrivent à sa fin le 26 février 2021.

Des dépistages de masse

Ces mesures visent à pallier le relâchement presque général des mesures barrières dans tous les espaces ouverts au public. Ce qui fait de Meiganga un grand foyer de la pandémie dans la région de l’Adamaoua.

En guise de réaction, le district de santé a « engagé des dépistages de masse dans les établissements scolaires et les communautés. Par ailleurs, tout patient hospitalisé et les garde-malades sont systématiquement dépistés dans toutes les formations sanitaires ».

Les autorités locales procèdent également par la sensibilisation et les causeries éducatives dans les lieux publics grâce à la formation de 125 agents de santé communautaire pour la surveillance et la recherche active des cas.