Santé

Covid-19 : les Camerounais de plus en plus réticents à l'idée de se faire dépister

Covid-19 : les Camerounais de plus en plus réticents à l'idée de se faire dépister

Selon le ministre de la Santé publique, seulement 23 000 tests du coronavirus ont été réalisés la semaine dernière, contre 70 000 la semaine précédente.

La semaine dernière, seulement 23 000 tests du coronavirus ont été réalisés, contre 70 000 la semaine précédente. Ces chiffres sont du ministre de la Santé publique (Minsanté), Manaouda Malachie, qui s’exprimait le vendredi 12 février au cours d’une réunion d’évaluation.

« Nous avons véritablement chuté en matière de dépistage et il va donc falloir que les SGI (Systèmes de gestion de l’incident, Ndlr) se déploient à nouveau sur le terrain et que les sites de dépistage soient redynamisés », a précisé le membre du gouvernement.

Cette baisse des dépistages contre la Covid-19 intervient alors que le nombre de contaminations est en hausse dans le pays. La hausse étant notamment « forte » dans les régions de l’Est et du Nord-Ouest.

D’après le Minsanté, 1 081 nouveaux cas ont été enregistrés entre le 1er et le 7 février, alors que le pointeur affichait 1 287 nouveaux cas la semaine dernière. Au total, le Cameroun compte officiellement 32 681 cas confirmés, dont 30 402 rémissions. Le nombre de décès est aussi en augmentation avec 500 morts cumulés à ce jour.

La prise en charge

« C’est vrai que sur la région africaine, depuis un mois, il y a une résurgence de décès. Nous avons augmenté de 40 % de décès. Cette tendance a suivi le Cameroun. On était avant à zéro décès sur plusieurs semaines, après on a eu 1 ou 2 décès sur plusieurs semaines, après nous sommes passés à 7. De 7 on est parti à 12 et là, nous sommes à 14 décès par semaine », affirme le Minsanté.

« Bien que sur le plan macro, ce n’est pas assez insignifiant par rapport à un pays comme les Etats-Unis où il y a 4000 décès en 24 h, pour notre niveau de maitrise de la pandémie, nous pensons que c’est alarmant. Donc, il va falloir que quelque chose soit faite au niveau de la prise en charge dans nos structures », ajoute-t-il.