Santé

Alerte: des médicaments falsifiés circulent au Cameroun

Alerte: des médicaments falsifiés circulent au Cameroun

Dans un communiqué rendu public, le Dr Malachie Manaouda informe l’opinion sur le fait qu’il y a deux lots confirmés falsifiés du médicament Cytotec et un lot confirmé non conforme d’Imilux qui sont en vente au Cameroun.

En ce moment au Cameroun, il y a deux médicaments falsifiés qui circulent au Cameroun. Il s’agit du Cytotec indiqué entre autres dans le traitement des ulcères duodénaux et gastriques, le déclenchement artificiel d’un accouchement à terme. Il y a aussi l’Imilux un antibiotique utilisé pour le traitement de diverses infections. Dans son communiqué qui date du 25 août dernier, le ministre précise que deux lots du Cytotec et un lot d’Imilux ont été falsifiés.

Le ministre de la Santé indique aux camerounais que les lots falsifiés sus mentionnés sont faux. Pour ce qui et du Cytotec, ils présentent des données variables (numéro de lot et dates de péremption) falsifiées. Ils ont échoué aux analyses de laboratoire. Aussi, il affirme que les tests effectués sur ces produits, ont révélé l’absence de toute substance active pharmaceutique. Par ailleurs, le véritable fabricant (Pfizer) a confirmé qu’il s’agit d’une falsification. L’alerte du ministre Manaouda fait suite à un signal de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) émis le 10 août dernier, sur la circulation de deux lots falsifiés de Cytotec (misoprostol) en comprimés de 200 microgrammes en région africaine.

Pour ce qui est de l’Imilux, les analyses du « lot confirmé non conforme »,  effectuées par le Laboratoire national de contrôle de qualité des médicaments et d’expertise (Lanacome) « ont révélé que le produit qui se présente sous forme de poudre soluble ne se dissout pas dans l’eau pour préparation injectable et présente de ce fait un réel danger pour les patients », indique le patron de la santé au Cameroun. Le membre du gouvernement demande par ailleurs aux populations d’être plus vigilantes et le cas échéant, d’arrêter l’utilisation de ces faux médicaments.

Liliane N.