Politique

UEAC : le Conseil des ministres tient sa 36ème Session à Yaoundé

UEAC : le Conseil des ministres tient sa 36ème Session à Yaoundé

En prélude à ces assisses qui se tiendront demain mercredi 27 janvier 2021, une réunion préparatoire du Comité Inter-Etats présidée par Charles Ongodo Assamba, a regroupé les experts de la CEEAC du 23 au 25 janvier derniers.

La 36ème session ordinaire du Conseil des ministres de l’Union économique d’Afrique centrale (UEAC) se tiendra par visioconférence le mercredi 27 janvier 2021 à Yaoundé, sous la présidence du ministre camerounais de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, Ousmane Alamine Mey, président en exercice dudit Conseil. C’est pour préparer ces importantes assises que les experts du Comité Inter-Etats de l’Union économique d’Afrique centrale se sont réunis du 23 au 25 janvier 2021 à Yaoundé.

A l’ordre du jour des travaux qu’ils soumettront aux ministres de l’Economie et des Finances des Etats membres de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEM AC), l’examen et la validation de l’avant-projet de budget de la Communauté exercice 2021 et le traitement à réserver à la dette des institutions communautaires due à l’Union Européenne.

Par ailleurs, les experts émettront un avis sur divers textes se rapportant à la stratégie d’industrialisation durable de la filière bois dans le bassin du Congo, au dispositif de sanction des infractions aux règles de surveillance multilatérale ou encore à l’indice harmonisé des prix à la consommation en zone CEMAC. Des assises qui, en sus, devront apporter un regard critique sur l’ensemble des documents présentés par les institutions de la CEMAC.

Dans son allocution d’ouverture de la session du Comité inter-Etats, le président dudit Comité, Charles Assamba, rappelle que les travaux qui réunissent les experts se tiennent dans un contexte marqué par la pandémie du Covid-19 qui a sévi durement dans le monde en 2020 et qui connaît un regain inquiétant. Et de rappeler que l’on assiste partout à un renforcement des mécanismes et mesures de lutte contre cette pandémie. A côté de cet important défi sanitaire qui a durement impaclé les économies au cours de l’année 2020, le continent africain connait, depuis le 1er janvier 2021, l’entrée en vigueur de l’Accord portant sur la Zone de Libre-Echange continentale africaine (ZLECAf), ratifié par les Etats de la sous-région. Il s’agit ici, rappelle Charles Assamba, de la création du plus large marché du monde, avec une population de près d’un milliard et demi dames.

Persistance des dysfonctionnements

Pour faire face à ces contraintes, les Etals membres de la communauté ont élaboré et mis en œuvre différents plans de gestion de la crise et de relance économique. Grâce aux efforts consolidés des pays et des institutions communautaires, la sous région a pu contenir le choc économique à un niveau relativement acceptable. Il s’agit donc au cours de.cette année, de consolider les acquis et surtout « faire de cette crise une opportunité de développement de nos Etats, et d’accélération du processus d’intégration régionale ».

Alin de pouvoir atteindre les objectifs fixés, il ya un besoin urgent d’injecter davantage de ressources en vue du fonctionnement optimal de la communauté. Et d’exhorter les différents plénipotentiaires des Etats à mener un plaidoyer en vue non seulement du versement de la Taxe communautaire d’intégration (TCI), mais également la réduction du stock des impayés de cette taxe. A ce sujet, nonobstant la conjoncture morose qui prévaut dans la sous-région, l’on note la persistance des dysfonctionnements du mécanisme de recouvrement de la TCI à l’origine des faibles capacités récurrentes des 17 institutions/Institutions spécialisées/ Agences d’exécution de la Communauté, à mettre en œuvre leurs activités et à faire face notamment à la régularisation des dettes sociales.

En rappel,, la Communauté a pu bénéficier de plus de 2 492 milliards l’cfa de financement, suite au succès retentissant de la table ronde des bailleurs de fonds, en vue du financement des projets intégrateurs de la CEMAC, tenue les 16 et 17 novembre 2020. En vue de suivre efficacement la réalisation de ces importants projets, la Communauté a donc besoin de ressources humaines, matérielles, financières et techniques.