Politique

Serge Espoir Matomba : « une journée unanime de deuil national convient pour honorer la mémoire de nos enfants tués à Kumba »

Serge Espoir Matomba : « une journée unanime de deuil national convient pour honorer la mémoire de nos enfants tués à Kumba »

Le premier Secrétaire du peuple uni pour la rénovation sociale (Purs) marque ainsi son indignation face à plusieurs appels lancés par des leaders politiques pour des journées de deuil national en faveur du drame de Kumba.

« L’unité doit rester la règle.  Le temps n’est pas aux polémiques.  Une journée unanime de deuil national convient pour honorer la mémoire de nos enfants tués à Kumba.  Nous souhaitons vivement que nos  compatriotes marquent massivement un temps d’arrêt ce  samedi 31 0ctobre 2020. Paix aux  âmes des défunts. Pour qui nous demandons des obsèques dignes », poste Serge Espoir Matomba ce jeudi 29 octobre 2020 sur sa page Facebook.

Plus loin, il informe que son parti politique attend les conclusions de l’enquête décidée par Yaoundé. « Que justice leur soit rendue. Nous faisons  confiance aux enquêtes menées et aux dispositifs déployés dans ce sens pour que ce genre d’acte de folie ne survienne plus dans notre République », peut-on lire sur sa page. L’homme politique s’adresse indirectement au président du Mouvement de la renaissance du Cameroun, qui a dans une déclaration ce mardi  exhorté les camerounais à s’incliner devant la mémoire des élèves tués à Kumba, le temps d’une journée de deuil national.

Hubert Djientie

En effet, au lendemain de la sortie de Maurice Kamto, Paul Biya, le président de la République du Cameroun a signé un décret faisant de ce samedi jour de deuil national. Cette publication de Matomba crée une vive polémique. Plusieurs internautes estiment qu’il n’est plus un opposant mais un être à la solde de Yaoundé.

« Mon cher Matomba, déclarez une bonne fois pour toute que vous êtes de la majorité présidentielle comme jean de dieu Momo. Les opposants ont choisi le jeudi et le vendredi », écrit Hubert Djientie en commentaire sur la publication de  l’homme politique arrivé dernier à la présidentielle d’octobre 2018 au Cameroun.