Politique

Sérail : Eric Kingue avait demandé à Mbarga Nguele d'intercéder afin que l'Etat du Cameroun puisse lui verser ses 6 milliards de FCFA

Sérail : Eric Kingue avait demandé à Mbarga Nguele d'intercéder afin que l'Etat du Cameroun puisse lui verser ses 6 milliards de FCFA

Ceci en guise dommage et intérêts après son emprisonnement dans le conflit qui l’opposait à la PHP, une entreprise basée à Njombé-Penja où il est maire actuellement.

Plusieurs camerounais ne connaissent pas le début de la brouille entre Maurice Kamto, le président national du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) et Paul Eric Kingue, l’actuel maire de la commune d’arrondissement de Njombé-Penja. D’après Boris Bertolt, un journaliste camerounais vivant en exil en France, la brouille entre les deux hommes commence après la présidentielle d’octobre 2020.

« Penda Ekoka précise dans son rapport qu’au cours de la rencontre avec le patron de la police, Paul Eric Kingue a clairement demandé à Mbarga Nguele d’intercéder afin que l’Etat du Cameroun puisse lui verser ses 6 milliards de dommage et intérêts suite à son emprisonnement pendant huit ans dans le conflit qui l’a opposé à l’entreprise française PHP à Njombe-Penja », précise  Boris Bertolt dans son ouvrage « Otage ».

26 janvier 2019

« Cette information va installer une méfiance par rapport à son engagement au sein de la coalition et créer un doute sur la force de ses convictions. Pourtant, quelques jours avant les marches du 26 janvier 2019, Paul Eric Kingue adresse un message à Maurice Kamto où il dit : « mon candidat, tu dois savoir que tu peux compter sur moi même en pleine nuit ». Réponse de Maurice Kamto : « Paul Eric,  …. », poursuit le journaliste dans son œuvre. Depuis lors, ce n’est pas la paix entre les deux hommes.

Ce vendredi 27 novembre 2020, Eric Kingue a écrit un texte où il s’attaque à Kamto. « Quand on veut diriger un pays, on respecte au minimum la présomption d’innocence. Sinon on agit sous la pression du Kongossa. Avis aux « helu ». La suspension, la radiation, etc Sont des sanctions. On n’y arrive pas sans preuves. Sinon on est dans la présomption de culpabilité. Vol d’argent en talibanie. On sanctionne et après on ouvre l’audit et on veut gouverner le 237 avec ça, pauvre pays », soutient le maire de Njombe-Penja.