Politique

Résurgence des attaques: Atanga Nji convoque tous les gouverneurs à Yaoundé

Résurgence des attaques: Atanga Nji convoque tous les gouverneurs à Yaoundé

Les autorités administratives vont échanger sur l’organisation des premières élections régionales prévues le 06 décembre 2020. Mais aussi les explosions récurrentes des bombes artisanales à Yaoundé…

A l’initiative du ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, les dix gouverneurs de région que compte le pays, se retrouvent du lundi 16 au mardi 17 novembre à Yaoundé. C’est pour prendre part, durant deux jours (du lundi 16 au mardi 17) à leur deuxième Conférence semestrielle au titre de l’année 2020, informe radio Equinoxe.

Ce deuxième rendez-vous dans la ville « au sept collines » est habituellement dédié à la préparation sur le plan sécuritaire des fêtes de fin d’année. Mais, cette fois-ci, outre les échanges sur la sécurité des personnes et des biens pendant les festivités de fin d’année, les autorités administratives vont également plancher en présence du ministre de la Décentralisation et du développement local, sur l’organisation des premières élections régionales prévues le 06 décembre 2020.

Un scrutin boycotté par certains partis d’opposition, notamment le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) de Maurice Kamto. Mais surtout, le Social democratic front(SDF) du chairman John Fru Ndi et des sécessionnistes au Nord-ouest et au Sud-ouest, les deux régions anglophones en proie à une crise d’indépendance.

La résurgence de la violence

La résurgence des attaques de la secte Boko haram dans la région de l’Extrême-Nord, les explosions récurrentes des bombes artisanales à Yaoundé, le siège des institutions, et le retour en force de la pandémie du coronavirus, sont aussi inscrits dans l’ordre de jour de cette rencontre des gouverneurs.

Ces dernières semaines, le Cameroun est attaqué de toutes parts. Il y a par exemple, des images d’avocats arrêtés par la police dans un tribunal qui ont fait le tour de la toile ces derniers jours. Le 4 novembre dernier, les autorités camerounaises annonçaient le kidnapping d’enseignants dans les régions anglophones du pays. Ainsi que l’attaque de quatre écoles. Ce n’est pas fini.

Fin octobre, des images insupportables montraient l’horreur d’une tuerie à la machette d’enfants dans une école à Kumba, localité située dans le Sud-ouest du pays. En septembre, c’est l’opposition qui a initié une marche de contestation immédiatement étouffée par la police.