Politique

Régionales 2020 : un chef accusé de détenir un faux arrêté d'homologation à Banyo

Régionales 2020 : un chef accusé de détenir un faux arrêté d'homologation à Banyo

Sa Majesté Abdoulkarimi Haman rejette en bloc toutes ces accusations contre lui.

Malgré le fait que les listes des candidats à la future élection régionale du 6 décembre prochain est déjà validée et publiée par Efecam, les langues continu à se délier à Banyo dans la région de l’Adamaoua. Ainsi, Sa Majesté Abdoukarimi Haman est accusé d’avoir brandi un faux arrêté d’homologation pour s’infiltrer dans la liste des chefs traditionnels du département du Mayo Banyo. «Son arrêté d’homologation est livré à la suite de la mort du chef Kaba. Il n’a jamais été chef dans le quartier Yamba qu’il indique. Il vit au quartier Sabongari ici à Banyo où il n’a aucun arrêté d’homologation.

En fait il a profité, du fait que, le préfet avait demandé que, ceux qui remplacent les chefs décédés qui avaient leurs arrêtés doivent réclamer. C’est ainsi qu’il s’est fait délivrer un arrêté au quartier Yamba», indique un habitant de Banyo. Des accusations balayées du revers de la main par Sa Majesté Abdoulkarimi Haitian.

«Je suis chef de 3e degré du quartier Sabongari depuis 31 ans aujourd’hui. Je suis également le président de l’association des chefs de 3e degré dans le département du Mayo Banyo depuis 2009. Je suis le président de la fédération des encadreurs des pèlerins musulmans du Cameroun depuis le 30 août 2000. Si je vous dis tout ceci, c’est pour vous faire comprendre que je suis un homme public bien connu. Les gens qui veulent me nuire vont se nuire eux-mêmes», rétorque Sa Majesté Abdoulkarimi.

«Je comprends que c’est juste une histoire de jalousie, car je suis dans la liste des chefs du Mayo Banyo cadre du commandement traditionnel pour l’élection régionale annoncée pour le 6 décembre prochain. Si je suis dans cette liste, c’est à cause de mon courage et mes actions. Je. n’ai pas demandé cela, car je suis né pour diriger», précise Sa Majesté Abdoulkarimi Haman.

Autre accusation portée sur la personne de Abdoulkarimi, c’est qu’il passe tout son temps à Douala et qu’il ne serait même pas connu au village. «Il n’est ni. héritier, ni habitant de la chefferie de Sabongari en chefferie de Yamba. Dès la mort de leur chef Kaba Mboumda, il a subtilisé son arrêté pour se faire établir lé, sien, car à l’époque, la Présidence de ,la  république avait suspendu la création de nouvelles chefferies. Il s’agit en fait d’une fourberie et d’un faux. D’ailleurs, il ne réside même pas ici, il est à Douala», fait savoir, nôtre source. Pourtant, le chef affirme, être .avec toute sa famille à Banyo.

«Au moment où vous m’appelez, je, suis actuellement à Banyo. Vous pouvez même envoyer quelqu’un vérifier cela. Mes femmes et mes enfants sont là également et ce depuis des années. Mon père était chef de Bouladji. C’est de Bouladji qu’est venu le quartier Sabongari. Ma mère est native de Wadjiri et c’est eux qui intronisent le lamido de Banyo. Douala c’est aussi le Cameroun sauf si je me trompe. Laissez-moi vous dire qu’à Douala 5e, je suis également le chef de la communauté musulmane depuis 2000. Ce sont des choses que certaines personnes n’arrivent pas souvent à accepter.

C’est Dieu qui m’a fait ainsi. Je ne serai pas surpris que, lorsqu’on va siéger à Ngaoundéré que je sois copté pour être quelque chose dans le bureau», souligne Sa Majesté Abdoulkarimi, chef de 3e degré du quartier Sabongari à Banyo. Pendant plusieurs jours, nous avons tenté en vain de joindre le préfet du département du Mayo Banyo pour avoir les précisions de l’autorités administratives a cet effet.