Politique

Manifestations du 22 septembre : le gouvernement camerounais étale sa fébrilité ?

Manifestations du 22 septembre : le gouvernement camerounais étale sa fébrilité ?

La région de l’Ouest décide à son tour d’interdire les manifestations et réunions publiques non déclarées, jusqu’à nouvel ordre.

A la suite du  Centre et du Littoral, la région de l’Ouest décide à son tour d’interdire les manifestations et réunions publiques non déclarées, jusqu’à nouvel ordre. C’est l’essentiel d’un arrêté que le gouvernement de la région de l’Ouest, a signé le 14 septembre 2020. Cette interdiction est entrée en vigueur depuis ce mardi.

« Tout contrevenant  aux dispositions  du présent arrêté  sera exposé aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur », avertit Awa Fonka Augustine.

Le gouvernement en branle

Il faut dire que les manifestations publiques que Maurice Kamto a prévues dans plus de deux semaines sont contre les élections régionales du 06 décembre 2020. Ces marches pacifiques ont mis le gouvernement en branle, chacun ministre y allant de son communiqué.

« D’où vient-il que des citoyens sans mandat électif veulent s’exprimer au nom du peuple camerounais », lâche Fame Ndongo dans une déclaration qui date de ce mardi 15 septembre 2020. Le secrétaire national à la communication du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) condamne l’appel à l’insurrection lancé par le leader du MRC.

Les sorties musclées des ministres

De son côté, Réné Emmanuel Sadi, le ministre de la Communication, rappelle au président du MRC, Maurice Kamto « qu’aucune manifestation ne saurait être considérée comme pacifique lorsque le but déclaré en est lancement d’un mouvement insurrectionnel et le renversement d’institutions républicaines démocratiquement élues ».

Bien avant ces deux sorties médiatiques, Paul Atanga Nji, le ministre de l’Administration territoriale, a prévenu les potentiels manifestants. « Je tiens une fois de plus à rappeler que l’Administration territoriale est chargé du maintien de l’ordre, de la protection des personnes et de leurs biens, de l’encadrement des activités des partis politiques, des ONG, entre autres. Aucun écart de comportement ne sera toléré de quelque parti politique que ce soit et de qui que ce soit. »