Politique

Mairie de Banganté : le comité central du RDPC manœuvre pour faire élire Éric Niat

Mairie de Banganté : le comité central du RDPC manœuvre pour faire élire Éric Niat

Dans une correspondance, Clobert Tchatat, chef de la délégation du comité central du RDPC, demande clairement au préfet du Ndé de faire élire Éric Niat.

L’ancien ministre de l’Habitat et du développement urbain, Clobert Tchatat, par ailleurs chef de la délégation du comité central du RDPC, demande au préfet du Ndé de faire d’Éric Niat, le patron de l’exécutif communal de la localité. Cette injonction est contenue dans une correspondance à lui adressée le 12 mai 2021.

La « hiérarchie demande de mettre strictement en œuvre les conclusions des consultations internes, organisées à la permanence du parti, dimanche 02 mai, en présence de tous les conseillers municipaux et du mandataire du comité central, sanctionnées par la victoire de Éric Niat », précise Clobert Tchatat dans la lettre adressée au préfet du Ndé dans la région de l’Ouest.

Il fait également remarquer que cette décision a été prise suite à une réunion de concertation tenue le 12 mai au comité central du parti au pouvoir et elle propose au préfet, d’organiser les élections du maire, mercredi 19 mai prochain.

Une situation gênante

Il faut dire que le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC) s’est opposé à la tenue des élections de la commune de Bagangté, malgré les dispositions légales qui n’autorisaient plus un autre renvoi.

Lors de la dernière rencontre du 6 mai dernier, le parti au pouvoir s’est opposé à la loi qui n’autorisait plus un autre renvoi. Une situation embarrassante à la fois, qui pourrait conduire à la suspension pour deux mois du conseil municipal par le ministre de la Décentralisation ou à sa dissolution pure et simple par le Président de la République si les tensions persistent.

Rappelons que selon les articles 186 et 192 du code général des collectivités territoriales décentralisées, le Conseil Municipal peut être suspendu par arrêté motivé du Ministre chargé des collectivités territoriales en cas : d’accomplissement d’actes contraires à la Constitution ; d’atteinte à la sécurité de l’Etat ou à l’ordre public ; de mise en péril de l’intégrité du territoire national ; d’impossibilité durable de fonctionner normalement. La suspension prévue à l’alinéa 1 ci-dessus ne peut excéder deux (02) mois.