Politique

Lutte contre la grande criminalité : Neuf preneurs d'otages tombent dans les filets de la gendarmerie nationale

Lutte contre la grande criminalité : Neuf preneurs d'otages tombent dans les filets de la gendarmerie nationale

Résident à l’Ouest Cameroun, ils opéraient dans la région du Nord-Ouest, plus précisément à Wum, chef-lieu du département du Menchum.

Selon les fins limiers du Bureau Spécial de Recherches et Enquêtes Criminelles de Bafoussam, ces individus, au cours des derniers mois se sont rendus coupables des kidnappings d’enfants, d’enlèvement des adultes, des prises d’otages avec demande de rançon mais aussi de l’assassinat d’un couple et de leur enfant…

Des hors la loi qui se sont constitués en deux groupes de neuf êtres qui menaient des raids à Wum.

Lieutenant Adolphe Mbeleck – Chef de Bureau : «Il s’agit des actes de terrorisme, ce sont de grands bandits. Sur la base des renseignements reçus, à notre niveau parce qu’il faut dire que nous avons-nous mis deux équipes sur le terrain, sous la coordination et l’encadrement du Commandant de la Légion de l’Ouest, des moyens ont été mis à notre disposition, des moyens en locomotion et financier afin que tout soit fait pour éradiquer ce phénomène… ».

Après avoir perpétré leurs crimes, ces individus sans foi ni loi prenaient un peu de recul et, si certains restaient à Bafoussam, d’autres se rendaient à Douala – Capitale Economique du Cameroun, à Bangangté, Koutaba et Foumbot, certainement dans le vain espoir de faire perdre leur trace. Malheureusement pour eux, c’est dans leurs divers repères qu’ils ont été happés par les Gendarmes.

Lieutenant Adolphe Mbeleck – Chef de Bureau : « dans leur mode opératoire, ils enlèvent leur cible, un enfant ou un monsieur, amènent la victime en brousse et demandent des rançons. Si vous ne vous soumettez pas à leur volonté, ils ne lâchent pas la personne enlevée…

Malheureusement, certaines familles se sont laissé convaincre et ont donné de fortes sommes d’argent ; Pour certains c’était cinq millions, pour d’autres trois millions et demi, parfois deux millions, ou alors un million et demi… ».

Leurs victimes, tous résidents de Wum, n’ont pas voulu manquer l’occasion qui leur était offerte de voir leurs bourreaux avec les menottes aux poignets, heureux de les savoir bientôt derrière les barreaux.

De « supposés travailleurs » qui entretiennent sournoisement cette guerre

Ils pullulent sur les réseaux sociaux, lançant à cor et à cri que la guerre se poursuit dans les Régions en crise, notamment dans le Nord Ouest, présentant le Cameroun comme un pays qui est entièrement sous l’emprise des sécessionnistes, appelant de tous leurs vœux l’intervention des forces étrangères, alors qu’ils sont ceux qui s’attèlent au quotidien, à travers leurs actes de criminels, à maintenir les populations dans la terreur.

Ce sont ces mêmes individus qui, à longueur de journée, ont la prétention de se présenter comme les plus grands travailleurs au Cameroun,  proférant des insultes contre les ressortissants des autres tribus alors qu’en lieu et place d’un emploi digne, honnête, irréprochable, ils kidnappent, assassinent et suscitent la panique au sein d’une Population qui, une fois encore, a su montrer qu’elle fait confiance aux Forces de l’Ordre et autres Hommes en tenue. Ils ont été dénoncés.

La justice aujourd’hui n’a plus qu’à faire son travail.

Nicole Ricci Minyem