Politique

L'après présidentielle 2018 : Matomba fait un retour au source

L'après présidentielle 2018 : Matomba fait un retour au source

Depuis sa défaite à présidentielle de 2018, cet originaire de Yingui dans le département du Nkam région du Littoral s’est retiré à Douala, sa ville natale. Ce dernier s’est de nouveau retrouvé sur le feu projecteur dans le cadre de l’affaire de l’expropriation des Banen.

Il est désormais difficile de parler de la forêt d’Ebo sans évoquer le nom de Serge Espoir Matornba. Ce candidat a la présidentielle de 2018 sous la bannière du Purs (Peuple uni pour la Rénovation-sociale) a marqué son patronyme en lettre d’or sur le marbre de l’histoire contemporaine du peuple banen. Ce prétendant à la magistrature suprême lors du dernier scrutin présidentiel s’est entièrement consacré à la défense des terres de la population banen afin que celle-ci ne soit pas expulsée de son terroir comme ce-fut le cas en 1963. Ce dernier était de tous les combats pour la non expropriation des Banen.

Depuis l’annonce du classement de la foret d’Ebo au patrimoine privé de l’Etat par le Minfof (ministère des Forêts et de la Faune), jusqu’au décret présidentiel suspendant cette décision ministérielle, Serge Espoir Matornba a donné de son temps, de son énergie, de sa voix pour l’intérêt commun. Et pour le premier secrétaire du Purs, il n’est pas question de dormir sur ses lauriers. Le retour effectif des populations déguerpis est désormais son principal challenge. Ce Munen de Yingui ne croise pas les bras. L’homme politique est conscient du fait que l’Etat ne peut pas tout faire. Il balise dores et déjà le chemin pour le retour de ses frères au bercail et ceci se fait avec les moyens rudimentaires (pioches, machettes, houes, etc.) rnis à sa •disposition.

Avec une équipe dynamique constituée essentiellement de jeunes volontaires, Serge Espoir Matomba arpente la forêt de ses aïeux à l’effet de réaménager des routes abandonnées depuis des lustres par les pouvoirs publics. C’est le cas d’une route reliant deux villages banens : l’un se trouvant dans la région du Littoral et l’autre dans le Centre, récemment réhabilitée. Le peuple banen du Nkam disséminé à-travers le Cameroun depuis 57 ans a patiemment attendu l’aval des autorités pour retourner aux sources. Il a désormais compris qu’il faudra compter sur ses dignes fils, en l’occurrence Matomba pour voir son rêve devenir réalité. Resté très discret depuis son essai manqué de 2018. ce fils de Yingui, 40 ans sonnés, a choisi de marquer les esprits non pas par des sorties médiatiques tonitruantes, mais par des combats qui ont une forte charge historique et politique pour le Cameroun et sa communauté.

Le Purs aux régionales

Pou r le premier secrétaire de ce part i d’opposition, la formation politique prend part aux élections régionales, non pas pour glaner des sièges, mais davantage pour marquer son empreinte dans la vie politique camerounaise. « Nous ne sommes pas naïfs, et les résultats semblent acquis au parti au pouvoir. Pour autant, cette campagne électorale doit nous permettre de présenter et de développer nos idées afin d’assurer un meilleur ancrage national de notre parti et d’accroitre notre notoriété. », A laissé entendre Serge Espoir Matomba.

Le Purs veut jouer la carte de la cohésion nationale à l’heure où les tensions sociales semblent être exacerbées, alors que les chantres de la division se font sans cesse entendre. « Là où certains veulent inquiéter le peuple, exploiter sa colère, certes souvent justifiée, face à la dureté réelle de notre société, le Purs se veut rassembleur. en préparant sereinement la transition politique ». a-t-il ajouté.