Politique

La nièce de Paul Eric Kingué arrêtée en train de fouiller les bureaux de la mairie de Njombé-Penja

La nièce de Paul Eric Kingué arrêtée en train de fouiller les bureaux de la mairie de Njombé-Penja

Elle a été auditionnée au commissariat de secrétariat public de Penja ainsi que les deux vigiles qui ont facilité son intrusion.

Paul Eric Kingue, 55 ans, le maire de la commune de Njombé-Penja, un arrondissement situé dans le département du Moungo, région du littoral Cameroun, est mort dans la nuit du dimanche 21 à lundi 22 mars 2021.

Dès l’annonce de son décès, l’autorité administrative et les forces de maintien de l’ordre ont apposé les scellés sur son bureau. C’est ce qu’on apprend du bulletin d’information quotidien du commissariat spécial de Penja.

Cette même source révèle que Fabiola Etonde la nièce et Secrétaire de Paul Éric Kingue s’est retrouvée entrain de fouiller les bureaux du maire aux environs du trois heures du matin. Elle a été interpellée et auditionnée au commissariat de secrétariat public de Penja ainsi que les deux vigiles qui ont facilité son intrusion.

Depuis l’annonce de la mort brutale de Paul Eric Kingue (55 ans), les messages ne cessent de se multiplier à travers le pays. Après l’opposant Cabral Libii, ou le journaliste sportif Martin Camus Mimb, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) vient de réagir à travers l’un de ses porte-paroles.

Hommages

Sur sa page Facebook, Joseph Ateba estime que le maire de la commune de Njombé-Penja a marqué l’histoire du pays. Mais surtout du MRC : « Paul Éric Kingue, le MRC a eu le privilège de t’avoir à ses côtés à un moment fastidieux de l’histoire de notre pays. Tu as partagé et ressenti dans ta chair les mêmes douleurs que bon nombre de combattants de la liberté », écrit le cadre de cette formation politique.

Pour Michèle Ndoki, vice-présidente du directoire des femmes du MRC, le décès de l’ancien militant du RDPC est une grosse perte : « Je me réveille ce matin avec une bien triste nouvelle… Paul Éric Kingue nous a quittés. Il me restera le souvenir de sa voix de stentor quand il entonnait une chanson de chez nous, dans la cour, pendant les visites en prison. Ou quand il poussait une de ces gueulantes dont il avait le secret ! Je pense à sa fille, un appui solide tout au long de l’avant dernière grande épreuve de sa vie, avant celle qu’il n’a pas pu surmonter. », réagit l’avocate inscrite au barreau du Cameroun.