Politique

Déculottée au sommet de l'Etat : les batailles perdues de Ferdinand Ngoh Ngoh

Déculottée au sommet de l'Etat : les batailles perdues de Ferdinand Ngoh Ngoh

L’injonction de réinstaller le directeur du contentieux et des affaires juridiques déchu, parmi les effectifs de la Cnps et l’ultimatum de désinstaller le dispositif installé dans les infrastructures sportives ignorés sur le terrain.

Des semaines après la correspondance du Minetat Sgpr enjoignant le Directeur général de la caisse nationale de prévoyance sociale de réinstaller le magistrat Salomon Mengang dans les rangs des effectifs de la Cnps, le conseil d’administration et le top management de l’entreprise freinent sur les quatre fers. Rappel de mémoire. Le 16 septembre 2020, malgré les résolutions du conseil d’administration et les usages du staff managérial de la Cnps, le Ministre d’État, secrétaire général de la Présidence de la République a dans une démarche dénuée de toute objectivité, instruit le Dg au prétexte de répercuter les hautes directives du chef de l’Etat, de maintenir le susnommé (Salomon Mengang) dans les effectifs de la caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps).

Dans le registre des arguments de justification, Ferdinand Ngoh Ngoh laisse entendre que le magistrat y a été détaché par un décret présidentiel. « Une décision de votre part ne saurait modifier », ajoute-t-il en direction du Dg. « Je vous saurais par conséquent gré de rétablir le salaire de l’intéressé et de me rendre compte de vos diligences, pour la très haute information du chef de l’Etat », conclut Ferdinand Ngoh Ngoh. Pouvoir décisionnel essentiel Le temps a passé mais rien n’y est fait. Selon des sources, cette affaire qui prend les allures d’une confrontation entre le magistrat Salomon Mengang fortement soutenu par le Minetat Sgpr, contre le Directeur général de la caisse nationale, frôle la désillusion et la démence.

La démarche du Minetat Sgpr est perçue comme une sorte de passage en force qui foule au pied les usages, les procédures et l’organigramme qui place le conseil d’administration au-dessus du directeur général. Au prétexte que Alain Mekulu Mvondo veut régler un compte personnel à son camarade magistrat Salomon Mengang, les plénipotentiaires de cette thèse, aveuglés par leurs émotions propres, tentent d’oublier que le directeur du contentieux et des affaires juridiques déchu, n’a jamais été nommé au poste par un décret présidentiel.

Il a commencé par travailler dans l’entreprise et plus tard une résolution du conseil d’administration l’a confirmé au poste. Doit-on oublier que c’est le même conseil d’administration qui a saisi la présidence de la République à l’effet d’obtenir du chef de l’Etat Paul Biya le décret qui l’a envoyé en détachement à la Cnps? Pourquoi faire une fixation sur le Dg alors que le conseil d’administration qui a décidé de la déchéance du magistrat et l’a renvoyé à son administration d’origine, est le même qui l’avait recruté. Habitué à enrober ses initiatives avec des formules du genre: sur « très grande approbation », « hautes instructions », « Le haut accord » du président de la République que personne ne peut ni vérifier, ni contester, pour le cas d’espèce, le Minetat Sgpr ne tient pas le bon bout ni le pouvoir décisionnel essentiel qu’il brandit très souvent en lieu et place du président de la République.

La révolte du Minsanté

Alors que le front sur la réinstallation du magistrat Salomon Mengang est loin d’être terminé, le Minetat/Sgpr Ferdinand Ngoh Ngoh en véritable artificier, agissant comme l’homme qui tient le gouvernail, a lancé les hostilités contre le Minsanté. Le 7 octobre 2020, le Ministre d’État, secrétaire général à l’adresse du ministre de la santé publique instruit le démantèlement du dispositif installé sur les infrastructures sportives dans le cadre de la riposte gouvernementale contre le Covid-19.

Sous un ton teinté d’arrogance, d’un manque de respect, on dirait que le Minetat Sgpr Ferdinand Ngoh Ngoh s’adresse non pas à un ministre, membre du gouvernement, mais à un simple collaborateur. « En vous rappelant les termes de ma correspondance du 28 septembre 2020, dans laquelle j’attirais votre attention sur l’urgence du démantèlement du dispositif installé dans certaines infrastructures sportives ayant déjà été retenues pour le Chan (championnat d’Afrique des nations de football) de janvier 2021 par la Caf, dont une mission d’évaluation est prévue dans notre pays à partir du 15 octobre 2020, j’ai l’honneur de vous demander de faire démanteler immédiatement, dans les 24heures, les stades de Ngoa-Ekelle à Yaoundé, Mbappe Leppe à Douala et MidoleFarm Stadium à Limbé ».

Selon le Minetat Sgpr, il s’agit de tout mettre en œuvre, afin que les entreprises en charge des travaux de réhabilitation des aires de jeu puissent engager les travaux, de manière à pouvoir les livrer au plus tard au mois de décembre 2020, date de la prise en main des infrastructures par la Caf. » « Vous voudrez bien rendre compte de vos diligences pour la haute information du chef de l’Etat », conclut Ferdinand Ngoh.

Des jours sont passés, Manaouda Malachie, n’a toujours pas trouvé utile de s’exécuter. Des sources laissent croire que le Minsante n’est pas prêt. C’est l’argent qui manque le plus. Le ministre de la santé publique qui a jusqu’ici bénéficié de la gouvernance managériale du Vice-Dieu oserait il se révolter ou alors c’est vraiment un problème d’argent? Comme bien d’autres proches du Minetat Sgpr, Manaouda Malachie a régulièrement eu accès à des privilèges grâce à l’influence, la surenchère, diverses formes d’injustice inondées de certaines actions exécutées avec du grand zèle et de l’arrogance au prétexte de sa couverture et la protection du Minetat Sgpr. Les temps changent-ils?