Politique

Crise anglophone : une dizaine de séparatistes déposent les armes dans le Sud-Ouest

Crise anglophone : une dizaine de séparatistes déposent les armes dans le Sud-Ouest

Les ex combattants rejoignent le Centre Désarmement et de démobilisation de Buea.

Une dizaine de jeunes viennent de quitter les rangs des bandes armées du village Ngusi dans l’arrondissement de Tombel, région du Sud-Ouest. Les ex combattants rejoignent le Centre Désarmement et de démobilisation(DDR) de Buea.

Présent à la cérémonie de repentance, le sous-préfet de Tombel a salué le geste de ces jeunes jadis des assaillants : « Ils ont décidé de déposer les armes et rejoindre le Centre de DDR de Bua parce qu’ils ont compris que faire la guerre contre l’Etat ça ne peut pas donner », a déclaré au microphone d’Equinoxe TV, Leonard Nyam.

Le Commandant du 23ème Bataillon d’Infanterie motorisée(BIM) Etuge Lordson a exhorté les jeunes encore cachés dans les brousses à sortir de ces lieux pour reprendre leurs vies comme c’était le cas avant 2016.

C’est la seconde fois en ce mois de janvier que des sécessionnistes anglophones abandonnent la guerre. Le mercredi 08 janvier 2020, 5 séparatistes ont déposé les armes dans le Sud-Ouest.

« Nous continuerons d’accueillir ceux qui choisissent de déposer les armes, et œuvrerons toujours pour qu’ils retrouvent une vie normale », avait affirmé Chamberlin Ntou’ou Ndong, le préfet de la Mémé.

L’encadrement psychologique

Ces cinq anciens séparatistes ont droit à un encadrement et réaménagement psychologique et moral. Après cette étape, ils seront confiés aux professionnels du Centre régional de Désarmement et de Réinsertion de Buéa.

Le Préfet du département de la Mémé n’a pas manqué de saisir cette occasion pour réitérer le message de paix du Chef de l’Etat à ceux qui ont encore les armes en mains, et les inviter à se ranger du côté de la patrie et de la stabilité.

Pour rappel, le 25 novembre 2020, 23 combattants séparatistes dont 22 garçons et une fille ressortissants de la Donga Mantung, la Menchum, Santa et la Mezam dans la région du Nord-Ouest avaient déposé les armes puis, avaient été accueillis par le Comité National de Désarmement de Démobilisation et de Réintégration (CNDDR).