Politique

Crise anglophone : une cache d'armes appartenant aux combattantes séparatistes démantelée dans la région du Nord-Ouest

Crise anglophone : une cache d'armes appartenant aux combattantes séparatistes démantelée dans la région du Nord-Ouest

Ces armes de fabrication artisanale ont été déterrées par des forces de défense et de sécurité.

Une cache d’armes appartenant aux combattantes séparatistes anglophones a été démantelée dans la journée d’hier, mardi 23 février 2021, à Bafut. C’est dans le département de la Mezam, région du Nord-Ouest.

Ces armes de fabrication artisanale ont été déterrées par des forces de défense et de sécurité avec l’aide des populations de la localité au lieudit «Mille Tweenty Four », sur la route de Wum.

Selon le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, le coup de filet a permis de saisir une vingtaine d’armes à feu. Ceci sur la base des renseignements communiqués à la gendarmerie de la région du Nord-Ouest par des riverains.

Depuis lundi, le membre du gouvernement effectue une visite de travail dans cette région anglophone du pays : « Voilà des armes qui sont utilisées pour terroriser les populations. Voilà pourquoi nous demandons aux populations de suivre l’exemple de ces Camerounais patriotes qui ont informé la gendarmerie. Maintenant que nous avons récupéré ces armes, on va dresser un procès-verbal », a-t-il déclaré.

Un appel à l’endroit des milices séparatistes

D’après le Minat, cette prise permet de diminuer la capacité de nuisance des « terroristes » dans cette localité : « C’est ce qu’il faut retenir. A chaque fois que les populations nous aident à récupérer les armes, à chaque fois que les terroristes eux-mêmes déposent volontairement leurs armes, nous sécurisons l’ensemble de la cité », insiste le patron de la territoriale.

Lors de la réunion de sécurité présidée hier à Bamenda, le Minat a réitéré que la sécurité dans les régions anglophones en crise, est une affaire de tous. Il a d’ailleurs lancé un appel à l’endroit des jeunes enrôlés dans les rangs des milices séparatistes pour qu’ils déposent les armes et rejoignent les camps de DDR où ils seront pris en charge.

« Les combattants ou les ex-combattants qui déposent volontairement les armes n’iront pas en prison. Cette reddition est faite sur coordination des gouverneurs des régions avec les préfets et sous-préfets ».