Politique

Christophe Bobiokono : « la Commission des droits de l'homme est un refuge pour les retraités »

Christophe Bobiokono : « la Commission des droits de l'homme est un refuge pour les retraités »

Le directeur de publication du journal Kalara et ancien membre de la Commission nationale des droits de l’homme, estime que cette institution doit revoir sa copie.

Vendredi dernier, Paul Biya, le président de la République du Cameroun a procédé à la nomination des nouveaux membres à la tête de la Commission nationale des droits de l’homme. Ce vendredi 26 février 2021, Christophe Bobiokono, un ancien membre de cette Commission a analysé cette nomination sur les antennes d’Abk radio, un média privé émettant depuis Douala au Cameroun.

Pour ce journaliste, l’institution  est mal partie, car, la majorité des membres ne sont pas des personnalités indépendantes. « J’estime que la commission des droits de l’homme est un refuge pour les retraités. Et il y a un groupe de personnes qui pense que la commission est déjà mal répartie; parce qu’on s’attendait à avoir des membres qui seraient indépendants », a-t-il indiqué.

Afrique centrale

Le journaliste Christophe Bobiokono est directeur de publication du journal Kalara. C’est journal  qui suit au jour le jour les grandes affaires criminelles du Cameroun. Son tabloïd est une publication de référence dans ce pays et même un exemple unique de presse spécialisée sur l’actualité judiciaire en Afrique centrale. Dans cette lancée, il informe que son journal a fait un gros plan sur ces nouvelles nominations au sein de la structure.

« Kalara fait une enquête sur les personnes nommées par le décret du 19 février dernier de la commission des droits de l’homme. Dans la loi, il est prévu 30 % de femmes au sein de cette institution or il n’y a que 18,5%. Ces décrets ne donnent pas les détails sur les postes occupés par ceux qui ont été nommés », a-t-il poursuivi.