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Violences policières au Nigeria: La rue ne décolère pas !

Violences policières au Nigeria: La rue ne décolère pas !

Les manifestations contre les violences policières au Nigeria se poursuivent dans les rues d’Abuja, la capitale fédérale malgré la dissolution d’une unité spéciale de police au cœur de la contestation. Deux nouveaux manifestants ont perdu la vie lundi.

Depuis plus d’une semaine, des centaines de Nigérians et notamment des jeunes, descendent chaque jour dans les rues pour réclamer la dissolution de la SARS, une unité spécialisée dans la lutte contre la criminalité (homicides, enlèvements, vols…), accusée de racketter la population, d’arrestations illégales, de torture et même de meurtre.

Dimanche, le gouvernement fédéral du président Muhammadu Buhari a prononcé avec effet immédiat la dissolution de cette unité de police spécialisée dans la lutte contre le grand banditisme. Il y a quelques jours, l’inspecteur général de la police a interdit aux forces spéciales incriminées des missions de contrôle de routine.

La contestation populaire, née sur les réseaux sociaux après la diffusion d’une vidéo montrant des agents présumés de la SARS tuant un homme à Ughelli dans l’Etat du Delta (sud). Samedi, un manifestant a été tué par balle par les forces de l’ordre à Ogbomoso dans l’Etat d’Oyo (sud-ouest).

Lundi, deux nouveaux manifestants ont perdu la vie. « Pas de justice, pas de paix », scandaient les manifestants face à une dizaine de policiers qui leur faisaient face.

« Nous regrettons la mort de ce jeune homme de l’Etat d’Oyo pendant ces manifestations (…). La dissolution de la SARS n’est qu’un premier pas dans notre engagement à réformer la police en profondeur », a déclaré lundi le président Muhammadu Buhari, appelant à une enquête pour sur les circonstances de ce décès.