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Niger: l'ONU et la CÉDEAO tirent la sonnette d'alarme

Niger: l'ONU et la CÉDEAO tirent la sonnette d'alarme

Les organisations internationales réagissent suite aux troubles post-électoraux au Niger. L’Organisation des Nations unies (ONU) et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CÉDEAO) « condamnent fermement » les violences constatées à Niamey et ses alentours.

Dans un communiqué conjoint, les deux organisations se désolent « des actes de violences survenus suite à la proclamation des résultats provisoires (du second tour de la présidentielle du 21 février 2021) et appellent toutes les parties prenantes à la retenue ».

L’ONU et la CÉDEAO invitent les parties prenantes à se conformer aux dispositions légales qui garantissent le déroulement pacifique du processus électoral, notamment celles relatives aux procédures de règlement des contentieux électoraux, et les encouragent à œuvrer ensemble afin de conduire le processus électoral à son terme.

Suite à la proclamation des résultats provisoires, des violences avaient éclaté dans la capitale nigérienne et dans d’autres villes du pays. Ce jeudi, six maisons dont celle du correspondant de Radio France Internationale (RFI) ont été vandalisées à Niamey.

A en croire le ministre de l’Intérieur, Alkache Alhada, les heurts ont fait depuis mardi dernier deux morts et 468 personnes ont été arrêtées.

Suffisant pour que la CÉDEAO et l’ONU renouvellent leur disponibilité à accompagner le peuple nigérien dans ses efforts pour consolider la paix et la démocratie.

L’opposition dénonce « un hold-up électoral »

Selon les résultats provisoires, publiés le 23 février, par la Commission électorale nationale indépendante (CÉNI), le candidat du Parti Nigérien pour la Démocratie et le Socialisme (PNDS Tarayya), Mohamed Bazoum, a été élu président avec 2 501 459 voix, soit 55,75 %.

Son challenger, Mahamane Ousmane du Rassemblement Démocratique et Républicain (RDR Tchanji), a recueilli 1 895 736 voix, soit 45,25 %. Mais son camp conteste ces résultats et dénonce « un hold-up électoral ».