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Guinée: cinq opposants inculpés et écroués à Conakry

Guinée: cinq opposants inculpés et écroués à Conakry

« Atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation », tel est le motif d’inculpation pour lesquels cinq figures de l’opposition en Guinée ont été écrouées, ont informé leur avocat. Elles ont été interpellées la semaine dernière, dans la foulée des violences qui ont suivi la réélection controversée du président Alpha Condé.

Cellou Baldé, Ousmane Gaoual Diallo, Abdoulaye Bah et Etienne Soropogui ont été déférés lundi devant un juge d’instruction du tribunal de Dixinn, dans la banlieue de Conakry, qui les a inculpés de « fabrication et détention d’armes de guerre et atteintes aux intérêts fondamentaux de la Nation », a indiqué leur avocat, Salifou Béavogui. Ils ont été placés sous mandat de dépôt et transféré à la prison civile de Conakry, selon la même source. Un autre opposant, Ibrahima Chérif Bah, avait été inculpé pour les mêmes motifs et placé sous mandat de dépôt dès vendredi, selon Béavogui.

« Nos clients sont toujours séparés (les uns des autres) », a déclaré lundi Béavogui à un groupe de journalistes. Ils sont « confiants, le moral au beau fixe parce qu’ils sont convaincus de leur innocence, ils sont simplement poursuivis pour des raisons politiques », a-t-il ajouté. Le procureur du tribunal de Dixinn, Sidy Souleymane Ndiaye, n’a pas souhaité s’exprimer.

A l’origine des violences électorales ?

Le parquet avait déclaré que ces cinq hommes figurent parmi les six opposants déclarés comme « activement » recherchés à la suite des violences électorales, et plus précisément pour avoir « proféré des menaces de nature à troubler la sécurité et l’ordre publics ».

Cellou Baldé, Ibrahima Chérif Bah, Ousmane Gaoual Diallo et Abdoulaye Bah sont des responsables de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), le parti dirigé par le principal challenger de Condé à la présidentielle, Cellou Dalein Diallo. Etienne Soropogui est également une figure d’opposition qui avait appelé à voter pour Diallo. Le sixième opposant, Sékou Koundouno, également membre de l’UFDG, était toujours recherché lundi.