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Emmanuel MACRON confirme sa présence aux obsèques d'Idriss Deby

Emmanuel MACRON confirme sa présence aux obsèques d'Idriss Deby

Le Président français, par la voix du porte-parole de l’Elysée, Gabriel Attal, a fait savoir en conseil des ministres ce matin qu’il se rendra à N’Djamena pour les obsèques du défunt Maréchal du Tchad.

C’est une décision qui était prévisible, eu égard à la place du défunt Maréchal dans le dispositif de déploiement de la France dans la sous-région Afrique Centrale, mais aussi à cause de l’appui de l’armée tchadienne dans les campagnes de lutte contre le terrorisme que mènerait la France dans le Sahel. L’une des plus importante base militaire française, celle de l’opération Barkhane est située au Tchad. Ce qui souligne cette place très importante du Tchad et d’Idriss Deby pour la France et pour Emmanuel Macron.

L’annonce de la venue du président français va certainement faire bouger plusieurs autres Chefs d’Etat qui d’un certain point de vue n’aurait pas fait le déplacement, ou auraient simplement commissionné un représentant. Emmanuel Macron depuis le début de son quinquennat s’est fait très rare en Afrique Centrale. Et les Chefs d’Etat de la Sous-région n’ont pas toujours pu discuter avec lui comme ils l’auraient souhaité.

Gabriel Attal, le porte - parole de l’Elysee a indiqué ce jour que Le président de la République française a rendu hommage ce matin à Idriss Deby au cours du conseil des ministres et qu’il se rendra à ses obsèques en fin de semaine. Emmanuel Macron a salué « un homme de courage, un homme passionné de son pays ».

La participation d’Emmanuel Emmanuel Macron aux obsèques du Maréchal Idriss Deby ITNO pourrait sonner comme une validation du processus de prise du pouvoir par les militaires tel que ça se déroule en ce moment au Tchad. Il faut dire que tout se passe comme dans un coup d’Etat militaire. Puisque le Conseil Militaire de Transition a mis entre parenthèse toutes les institutions de la République. Et pourtant on sortait d’une élection démocratique et que la Constitution et les autres institutions avaient bien fonctionnées jusqu’ici.

Pour l’activiste Boris Berthold, l’attitude de la France n’est pas logique. « Comment Paris peut condamner le coup d’Etat en Birmanie et valider le coup d’Etat au Tchad ? Comment avec ça le sentiment anti français ne va-t-il pas progresser en Afrique ? Un peu de cohérence. Même si c’est parfois pour la forme. »

Stéphane NZESEU