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Barrage sur le Nil: reprise des négociations à Kinshasa sous l'égide de Tshisekedi

Barrage sur le Nil: reprise des négociations à Kinshasa sous l'égide de Tshisekedi

Les négociations entre l’Égypte, l’Éthiopie et le Soudan sur la question du barrage controversé de la Renaissance ont débuté à Kinshasa sous la présidence de Félix Tshisekedi, président en exercice de l’Union africaine.

Kinshasa a pris la direction des négociations, qui opposent depuis une décennie l’Égypte, l’Éthiopie et le Soudan. Le barrage de la Renaissance que construit Addis-Abeba sur le Nil est toujours au cœur des tensions entre ces trois pays. Pour résoudre leur différend, c’est le président Félix Tshisekedi et président de l’union africaine qui a été choisi pour apporter une solution africaine aux problème africains.

« Que ces deux jours d’échange et de délibération offrent aux parties l’opportunité d’examiner et de proposer des solutions aux questions techniques et juridiques en suspend en vue de parvenir, selon une feuille de route et un calendrier à convenir, un règlement complet et définitif de la question », indique le dirigeant congolais.

Pour Félix Tshisekedi, la dimension humaine doit être au cœur de ces négociations tripartites avant d’ajouter que les populations des trois pays ont droit à l’eau, à la nourriture et à la santé.

Le grand barrage de la renaissance est en cours et devrait être achevé en 2023, l’Éthiopie affirme que l’énergie hydroélectrique produite ici sera vitale pour répondre de ses 110 millions d’habitants. Quant à l’Égypte qui dépend du Nil à 97 %, le pays craint une crise de l’eau, une fois ce barrage terminé.