Economie

Voici comment contourner la taxe sur les téléphones portables

Voici comment contourner la taxe sur les téléphones portables

Sur sa page Facebook, une association des consommateurs  appelle au boycott de cette taxe et donne quelques astuces pour ne pas la payer.

Dès le 15 Octobre, c’est-à-dire jeudi, les utilisateurs de téléphone mobile et tablette devront désormais payer 33% du prix sortie d’usine de leurs appareils.  Depuis l’annonce de cette nouvelle taxation, les hommes politiques, la société civile et les leaders d’opinions  dénoncent la hausse de la pression fiscale avec pour effet immédiat la réduction du pouvoir d’achat des consommateurs au Cameroun.

Face au mutisme du gouvernement, la Fondation camerounaise des consommateurs (Focaco) a décidé d’agir autrement. Sur sa page Facebook, la Focaco  appelle au boycott de cette taxe et donne quelques astuces pour la contourner.

La carte SIM

«… la Focaco conseille à tout futur acquéreur d’un nouveau téléphone ou tablette de ne pas y insérer sa carte Sim principale. Mais plutôt une seconde carte Sim qu’il n’utilisera que pour connecter le terminal pour la première fois au réseau de télécommunication camerounais. Compte tenu que cette seconde carte Sim ne sera jamais rechargée en crédit de communication, la plateforme ARINTECH mandatée par l’État du Cameroun ne pourra pas ainsi collecter la taxe téléphonique », explique Alphonse Ayissi Abena, le président exécutif de cette association dans un communiqué datée du 12 octobre.

Alphonse Ayissi Abena indique que la croissance du taux d’imposition et la croissance des recettes de l’État s’inversent lorsque le taux marginal d’imposition totale devient trop élevé. Au lieu d’asphyxier les consommateurs, la Focaco exhorte l’Etat du Cameroun à plutôt réduire son train de vie. Ainsi que supprimer plusieurs institutions budgétivores.

Comment l’Etat prélève cette taxe ?

Rappelons que chaque téléphone ou tablette qui sera connecté à un réseau de télécommunication camerounais (Camtel, Mtn, Orange et Nexttel) pour la première fois à partir du 15 octobre 2020, l’IMEI sera identifiée. Ensuite un SMS sera envoyé à l’utilisateur lui indiquant le montant (33% de la valeur du téléphone sortie d’usine) à payer en cash ou en tranches.

Ce qui est « une violation flagrante du code des douanes Cemac (Articles 23 et 134) qui précise comment déterminer la valeur transactionnelle des marchandises importées et qui interdit d’imputer les droits de douanes aux consommateurs mais plutôt aux importateurs ». Soutient l’association.