Economie

SNI : il faut limoger Yao Aissatou

SNI : il faut limoger Yao Aissatou

En raison de la mauvaise qualité managériale, la société nationale d’investissement du Cameroun est en banqueroute.

Les nouvelles ne sont pas bonnes pour la Société nationale d’investissement du Cameroun (Sni). Créée depuis 47 I ans dans le but de promouvoir les investissements du Cameroun, cette société fait face à une crise sans précédente. Pour de nombreuses sources internes, l’entreprise n’est plus que l’ombre d’elle-même à cause d’un management approximatif.

En clair, sur les 32 entreprises de son portefeuille, nous apprenons que six de ces sociétés sont, en arrêts d’activités et une en liquidation Preuve que le mal est profond. Rappelons que la Sni est dirigée depuis 19 ans par Yao Aissatou, par ailleurs Présidente nationale de l’Organisation es femmes du Rassemblement démocratique du peuple Camerounais (OFRDPC ) et très proche de la première dame Chantal Biya.

Rappelons que le 04 janvier 2017, à Yaoundé, l’ex-ministre des mines, de l’industrie et du développement technologique, Ernest Gwaboubou organise une conférence de presse pour annoncer la réorganisation prochaine de la société nationale d’investissement, le bras séculier de l’Etat du Cameroun en matière de prise de participations et de création des entreprises. Cette réorganisation, a-t-on appris, induit, notamment, la création de deux nouveaux instruments qui feraient désormais de la sni une véritable holding d’investissements : le Fonds national d’investissement stratégiques (Fonis) et le fonds d’appui au développement industriel (Fadi).

Le premier, consacré aux investissements dans les grands projets d’infrastructures lancés par le gouvernement, devrait être doté d’un capital initial de 450 milliards de Fcfa . Le deuxième devait se déployer dans le capital risque, notamment la prise de participation dans des entreprises encore fragiles ou en difficultés. Selon nos informateurs, Yao Aissatou, Dg de la Sni depuis 19 ans, a enterré le projet depuis la nomination d’un nouveau ministre des mines.

Bien plus, la commission technique de réhabilitation des entreprises du secteur public et parapublic (CTR), observe dans son rapport sur les entreprises publiques en 2019 : « une dégradation globale des performances du portefeuille de la Sni, dont le taux de rentabilité nette des sociétés s’établit à -51,05% en 2019, contre -37,56% en 2018.

Le nombre de sociétés bénéficiaires est passé de quatorze (14) en 2017, à 10 en 2018 et puis à 8 en 2019 ». Selon ce rapport dont nous avons pu avoir copie, en espace de 3 ans, le nombre d’entreprises de la SNI affichant des bénéfices en fin d’exercice budgétaire a pratiquement diminué de moitié, alors que toutes les autres sont déficitaires et survivent parfois grâce aux subventions de l’Etat.