Economie

Réglementation de change : le Gicam sollicite la baisse du coût des transferts

Réglementation de change : le Gicam sollicite la baisse du coût des transferts

Un an après la réglementation des changes de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac), l’application des nouvelles mesures semble plus complexe.

Alors que la pandémie à Coronavirus (Covid-19) bat son plein dans le monde, avec notamment le ralentissement de l’activité économique, le patronat camerounais veut de ce fait soulager la situation des banques et des opérateurs économiques. Au tèFme d’une rencontre d’échanges Gicam-Apeccam-banques consacrée à l’examen des problèmes de financements des entreprises au Cameroun, Célestin Tawajnba, président du Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam) et Alphonse Nanfack, président de l’Association professionnelle des établissements de crédit du Cameroun (Apeccam), ont décidé de saisir en urgence le régulateur et la Banque centrale pour obtenir des mesures d’assouplissement permettant d’éviter une catastrophe économique, tout en respectant l’esprit et les objectifs du contrôle de changes.

« Les dispositions de la Beac entrainent aujourd’hui des blocages dans l activité », insiste Célestin Tawamba. Le coût des transferts et la réglementation autour ne favorisent pas les échanges conséquents.

De surcroît, certains transferts sont actuellement bloqués à cause de ces nouvelles mesures, malgré qu’elles soient compréhensibles.

« Nous comprenons ces nouvelles mesures de contrôle, mais elles doivent se faire en tenant compte de conjoncture économique actuelle. On ne peut pas admettre qu’en ce moment où on accompagne les entreprises partout dans le monde, que l’on se retrouve dans notre environnement entrain de mettre les mesures qui bloquent l activité économique. C’est pourquoi, on invite donc la Beac à tenir compte de ce contexte et d assouplir ces mesures », implore le président du Gicam.

Dans le même sillage, Alphonse Nafack explique : « c ’est une problématique qui est liée à la réglementation des changes qui impacte normalement sur les transferts. Aujourd’hui, l’effort qui est fait par LApeccam, c’est de contribuer à ce que les clients prennent toute la mesure des réformes qui ont été faites et qu’elles les appliquent ». Ce qui semble plus difficile au regard du contexte actuel. « Il faut le reconnaître, elle est rigide. Tous les acteurs n’.ont pas pris la mesure et s’adaptent avec un peu de lenteur », précise le président de l’Apeccam.

Malgré la rigidité de cette mesure, l’Apeccam continue de soutenir ses membres. « Nous allons continuer à accompagner nos clients et puis à échanger avec la Banque centrale pour que les mesures d’assouplissement, si elles sont possibles, qu’elles soient prises. C’est l’action que nous allons conduire avec le président du Gicam auprès du gouverneur de la Banque centrale pour lui expliquer. Je pense qu’il sera disposé à nous recevoir. Nous voulons lui expliquer les contraintes qu’on vit sur le terrain avec ce problème de transfert », indique Alphonse Nafack.

La rencontre Gicam-Apeccam-banque organisée la semaine dernière à Douala, a. permis, au travers d’exposés illustrés par des données factuelles et d’échanges, de dresser l’état des lieux du financement des entreprises au Cameroun, recenser les difficultés .majeures qui l’entourent, et explorer les pistes de solution sur la base des expériences des participants et des exemples de dispositifs déployés, notamment dans le cadre de la riposte face à la Covid-19. Deux angles d’analyse ont particulièrement été abordés : les problèmes structurels au financement des entreprises et les difficultés conjoncturelles nées des crises* récentes et principalement de la crise sanitaire Covid-19.