Economie

Régionalisation : quelle contribution pour les capitaines d'industrie ?

Régionalisation : quelle contribution pour les capitaines d'industrie ?

Edmond Félix Etoundi, Louis Yinda, Emmanuel Neossi, André Siaka… restent engagés pour le développement de leur région bien que ne faisant pas partie des exécutifs régionaux respectifs.

Selon certains analystes de la scène politique, ils avaient été présentés comme des potentiels présidents de région. Hélas ces poids lourds de l’économique Camerounaise ont eu des fortunes diverses. Le comité central du parti du flambeau ardent ayant décidé autrement lors de la session de plein droit du conseil régional tenue le 22 Décembre dernier.

Loin de sonner le glas de leur engagement, le fait pour eux de ne pas figurer dans ce conseil régional ne semble pas décourager ces magnats des affaires qui continuent cependant d’afficher leur volonté à apporter leur expérience à cette jeune institution qu’est la région. Eux dont l’engagement politique au sein du Rdpc, leur chapelle politique ne souffre d’aucune contestation.

Crédités d’une solide expérience dans la gestion, le montage et le pilotage efficace des projets, les financements nationaux et internationaux, les partenariats publics privés, le sens des opportunités et des responsabilités… ils promettent de mettre tous ces atouts au service du développement des régions. Pour preuve n’ont-ils pas, dès la fin des opérations de vote, adressé des messages d’encouragement aux élus ? Signe si besoin en était de leur indéfectible gage à oeuvrer pour le développement tous azimuts de la région.

Financements des micro-projets

Ainsi, dans la région du Sud, Edmond Félix Etoundi, le patron de Finexs Voyage «reste engager à oeuvrer avec l’exécutif régional pour transporter toute la région sur l’autoroute du développement » confie une source proche du manager. Il faut souligner que la région du Sud connait en effet d’épineux problèmes liés à l’insuffisance d’infrastructures routières. Le chômage des jeunes n’est pas en reste.

A propos Edmond Felix Etoundi « aurait déjà promis des financements pour des microprojets aux jeunes de l’Océan et l’entretien de quelques tronçons routiers». Un signal fort qui atteste de son engagement à travailler avec l’équipe conduite par Emmanuel Mvé Elemva pour l’essor de la région. Qu’il s’agisse d’André Siaka ou d’Emmanuel Neossi… il est clair que ces capitaines d’industries continueront d’oeuvrer pour le bien-être des populations.

« Bien utilisés ces capitaines d’industries qui sont disponibles à travailler avec les élus locaux pourront être déterminants pour la réussite de ce premier mandat des conseillers régionaux », rassure toutefois un analyste politique…

Un peu plus de 24 000 électeurs se sont rendus ce 6 décembre dans les 272 bureaux de vote ouverts à travers le Cameroun dans le cadre de l’élection des premiers conseillers régionaux du pays. Selon Elecam, l’organe en charge des élections, le scrutin s’est déroulé « dans le calme, l’ordre et la discipline ». Déjà aux lendemains de l’échéance, les premières tendances donnaient, sans surprise, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) vainqueur avec une écrasante majorité dans 9 des 10 conseils régionaux.

Le parti au pouvoir a surtout élargi sa base géographique en pays bassa, au détriment du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN) qui y a enregistré un véritable fiasco. L’Union démocratique du Cameroun (UDC) et le Front pour le salut national du Cameroun (FSNC) ont réussi à consolider leurs acquis. Avec le RDPC, l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP) est le seul parti à diriger une région, celle de l’Adamaoua.