Economie

Projets intégrateurs de la Cemac : plus de 465 milliards de Fcfa déjà mobilisés

Projets intégrateurs de la Cemac : plus de 465 milliards de Fcfa déjà mobilisés

Dans le cadre de la mise en œuvre du Programme économique régional (Per) en zone Cemac, la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (Bdeac) organise une table ronde des bailleurs de fonds pour le financement des 11 projets intégrateurs prioritaires dudit programme, à Paris les 16 et 17 novembre 2020.

Selon la banque de développement de la Cemac, l’enveloppe nécessaire au financement des projets intégrateurs est estimée à 4 074,64 millions d’euros (près de 2 670,28 milliards de Fcfa). Sur ce montant 709,92 millions d’euros (environ 465,24 milliards de Fcfa), soit 17,4% du coût total, ont été mobilisés. La Communauté sollicite auprès des partenaires techniques et financiers un montant de 3 364,72 millions d’euros (2 205,04 milliards de Fcfa) pour couvrir le gap de financement. Sur ces 11 projets, le Cameroun est concerné par sept d’entre eux.

Il s’agit de : la construction d’un pont sur le fleuve Ntem et facilitation du transport et la sécurité routière sur la route transnationale Kribi-Campo-Bata reliant le Cameroun et la Guinée équatoriale ; la construction de la voie express Lolabé-Campo (40 km) entre le Cameroun et la Guinée équatoriale ; l’aménagement hydroélectrique de Chollet et des lignes électriques (Cameroun-Congo-Gabon-Centrafrique) ; l’interconnexion des réseaux électriques Cameroun-Tchad ; l’interconnexion du Cameroun avec les pays de la Cemac par la fibre optique et l’université inter-États Cameroun-Congo.

Le reste des projets concerne la construction des tronçons manquants (179 km) de la route Ndendé-Dolisie du corridor Libreville-Brazzaville ; la construction de la route Kogo-Akurenam (230 km) pour relier le Sud-Est de la Guinée équatoriale au Gabon ; le corridor Brazzaville-Ouesso-Bangui-Ndjamena (Congo-Centrafrique-Tchad), et la construction du port sec de Dolisie (Corridor Gabon-Congo). « Ces projets sont en parfaite synergie avec les plans de développement nationaux des pays de la Cemac pour relever efficacement les principaux défis du développement durable. Leur réalisation à l’horizon 2025 devrait accélérer durablement l’intégration physique et commerciale de la sous-région », indique la Bdeac.