Economie

Perspectives économiques 2021 : les clés de la reprise au Cameroun

Perspectives économiques 2021 : les clés de la reprise au Cameroun

Pour le FMI, nombre de facteurs sont à prendre en compte pour une relance de l’activité dans le pays cette année.

MALGRÉ le niveau relativement bas des cas d’infection, l’impact économique a coûté au pays de la sous-région, selon la commission économique pour l’Afrique (CEA), plus d’un point du pourcentage du PIB. Et le Cameroun davantage encore, du fait de sa dépendance aux importations, notamment parce que ses partenaires principaux la Chine et l’Union Européenne, ont été les plus affectés.

Ainsi, au-delà du recul de la demande mondiale, notre pays a dû faire face aux chutes des prix de ses principaux produits d’exportation, en plus des mesures prioritaires mises en œuvre pour contenir la propagation du virus. Ce qui a en-trainé l’adoption des mesures d’accompagnement pour atténuer les chocs sur les ménages et les entreprises.

A cet égard, l’identification des mesures sociales et économiques urgentes a contribué à réviser le budget pour faire face aux dépenses de santé, soutenir l’effort de guerre au Nord-ouest et au Sud-ouest, et contre Boko Haram dans l’Extrême-nord.

Au travers plusieurs prismes, on peut analyser l’impact de la maladie sur l’économie par le commerce international sur les difficultés à exporter et à importer. Du coup, le ralentissement de l’économie mondiale a réduit le flux des investissements étrangers, la perturbation du marché boursier et occasionné le repli de la production locale.

Bien que l’économie camerounaise soit la plus résiliente de l’Afrique Centrale, les perspectives de la reprise post-pandé-mique restent délicates, même si le Cameroun pourrait tirer avantage des principales qualités de son économie et ensuite de sa position géographique qui en a fait une porte d’entrée naturelle dans la sous-région.

Malgré une croissance inférieure à 5% depuis trois ans (4,1% en 2018 et 3,7% en 2019), qui se justifiait par de faibles performances dans le secteur non pétrolier, compensées par celles des secteurs pétroliers et gaziers, la croissance devrait tout de même remonter à 4,1 % en 2021 sous réserve de la reprise économique mondiale d’une part, et d’autre partd’une meilleur maitrise de la pandémie (adhésion au vaccin, efficacité de la prise en charge et du traitement.

En effet, une meilleure reprise favoriserait l’accroissement des investissements directs étrangers, une augmentation des revenus pétroliers, une augmentation des importations et le développement de la production locale, la reprise du programme de développement des infrastructures et la perspective à venir de l’organisation du CH AN courant janvier, constituant autant d’atouts qui font dire au Fmi que les perspectives à moyen terme restent positives avec une croissance non pétrolière qui devrait augmenter progressivement grâce à la consolidation budgétaire cette année.

Celle-ci combinée à un meilleur rapatriement des divises, soutiendra une reconstitution continue des réserves de la BEAC. Les reformes structurelles visant à accroitre l’efficacité des investissements publics, à renforcer les entreprises publiques et à soutenir le développement du secteur privé, soutiendront ces perspectives de croissance à l’avenir.