Economie

Parc national de Buéa : un éléphant tue un agent forestier

Parc national de Buéa : un éléphant tue un agent forestier

Henri Nguenkou Chawou Aymerich a été pris en chasse par un éléphant qui mettait bas le 28 mars dernier, dans les forêts du Mont Cameroun.

C’est sur la route du parc national du mont Cameroun à Buea, dans la région du Sud-Ouest, que l’irréparable s’est produit. Henri Nguenkou Chawou Aymerich, assistant technique au parc national de Buéa, vient d’être lynché par un pachyderme qui donnait naissance non loin de là. Selon une source proche de la délégation régionale de la Forêt et de la faune du Sud-Ouest, «l’éléphante qui donnait naissance s’en ait violemment prise à cet agent, croyant être attaquée par un ennemi voulant s’en prendre à ses petits», renseigne-t-on ici.

C’est lors d’une mission de monitoring qu’une autre équipe effectuait le jour d’après notamment le lundi 29 mars 2021, que l’on découvre les restes de ce dernier. Hormis le fait que cet incident soit justifié, les populations environnantes confient tout de même que, depuis plusieurs semaines des groupes d’éléphants investissent de plus en plus leurs plantations, dévastant des hectares de cultures sous le regard impuissant des paysans.

Des plaintes ont d’ailleurs été portées auprès des autorités compétentes. Le ministère des Forêts et de la faune en tant que membre du gouvernement, rassure faire son travail du côté technique.

«Nous ne sommes pas restés les bras croisés. Le minfof agit sur des leviers importants pour pouvoir réduire des conflits hommes-faune. Nous menons plusieurs activités entre autres les réunions de sensibilisation, l’apprentissage des méthodes de refoulement, les attitudes à prendre quand on se retrouve face aux pachydermes. Nous cherchons les mécanismes pour prévenir ou tout au moins, réduire les conflits», confie le délégué régional des Forêts et de la faune du Sud-ouest.

Et de poursuivre, «le chef de poste forestier et de chasse tient régulièrement des réunions de sensibilisation qui sont coordonnées par le Minât, représenté par le sous-préfet». Quand il y a des dégâts, le problème ne concerne plus seulement le minfof mais plusieurs ministères.