Economie

Les chefs d'entreprises demandent la suppression du Cameroon Businesses Forum

Les chefs d'entreprises demandent la suppression du Cameroon Businesses Forum

Réunis autour du Gicam, ces créateurs de richesse estiment que le CBF qui permet de faire le point du climat des affaires, est devenu contreproductif.

Le Groupement inter-patronal du Cameroun ( Gicam) demande la suppression du Cameroon Businesses Forum (CBF). C’est une plateforme de discussions entre le gouvernement et le secteur privé.
Pour justifier sa proposition, le Gicam estime que ce cadre permettant de discuter, faire le point du climat des affaires, est devenu contreproductif. Car une très large place y est consacrée au gouvernement.

La principale organisation patronale du Cameroun propose en lieu et place du CBF, la création du CBC. C’est-à-dire le Camerooon Business Council. Un cadre où il y aurait moins de personnes (loin des 200 personnes du CBF actuellement) et où toutes les questions seront méticuleusement traitées.

Le Gicam a présenté ce mardi 10 novembre 2020, à Douala, son « Livre Blanc ». Dans ce document proposé pour « refonder l’économie Camerounaise » le groupement inter-patronal propose entre autres : la promotion des pôles de compétitivité autour des piliers prioritaires définis par le Plan de développement industriel.

La promotion d’un véritable patriotisme économique articulé autour des champions nationaux et la valorisation du made in Cameroon. Et, la construction d’une véritable souveraineté nationale dans les secteurs stratégiques, de manière à capitaliser les enseignements tirés des crises majeures comme la Covid-19.

Près de 200 recommandations

Le premier ministre Joseph Dion Ngute, préside le 22 octobre à Yaoundé, la 11e session du CBF sur le thème : « L’environnement des affaires à l’épreuve du Covid-19 ». Au cours de cet évènement, les acteurs publics et privés ont parlé des conséquences économiques des pandémies. Mais aussi l’impact du coronavirus sur les entreprises, les stratégies du secteur privé face à la crise pandémique, les mesures d’accompagnement gouvernementales en matière fiscale et financière face à la crise sanitaire…

Pendant ces dix dernières années, le CBF a conduit à l’adoption de près de 200 recommandations, dont 150 ont été effectivement été exécutées et près de 90 ont abouti à des réformes déterminantes. Parmi les recommandations les plus notables, figurent la réforme globale de la création d’entreprise avec la mise en place des centres de formalités de création des entreprises. Ainsi que la réduction du capital minimum d’une entreprise à 100 000 FCFA, contre 1 million de FCFA avant.